Un parcours hors du commun. Des chansons qui ont traversé le temps. Des fans qui se comptent par milliards. Et, bien sûr, des polémiques qui ont été un peu passées sous silence dans ce film intitulé tout simplement Michael. Au final, ce n’était qu’une question de temps avant que le cinéma ne s’empare de l'histoire du King of Pop, l’incontournable Michael Jackson, surtout après des succès comme Bohemian Rhapsody et Rocketman, films dédiés à Freddie Mercury et Elton John respectivement, ou encore le surprenant Better Man sur un Robbie Williams qui prenait les traits d’un singe.
On nous raconte ici l’ascension du jeune Michael qui a commencé sa carrière au sein des Jackson Five pour finalement devenir le grand chanteur des incontournables Heal the World, Billie Jean et Thriller, entre tellement d'autres, quand il ne composait pas l’hymne We are the world. Une belle histoire pour une production qui a des allures de blockbuster (il y a notamment des grands moments de concert pour matcher avec la démesure de l’artiste), produite par le clan Jackson qui a voulu montrer le King of Pop sous son jour le plus lumineux, ce qui n’a pas plus à tout le monde. Exit, par exemple, tout le scandale autour de son procès suivant les accusations pédocriminelles d'un adolescent de 13 ans en 1993.
Un film pour les fans donc, sans trop de nuances et proposant une vision lisse de la star, réalisé par Antoine Fuqua (à qui l’on doit les plus musclés Training Day ou encore les Equalizer). Par contre, plusieurs ont salué – un peu comme pour tous les biopics – la prestation de l’acteur principal, en l’occurrence Jaafar Jackson, neveu de Michael, pris pour son physique plutôt ressemblant. Il s’est vraiment donné pour ce rôle, proposant une incarnation visiblement convaincante du King of Pop. Beaucoup soulignent aussi la prestation de Juliano Krue Valdi, incarnant Michael Jackson enfant, qui semble être l’autre révélation du film. Deux bonnes raisons de se laisser tenter. Mais de toute façon, si vous êtes fan de MJ, vous vous ruerez avec enthousiasme dans les salles !