«Li abitie sorti al lamer pou al rod enn kari», raconte Rajesh Ogadoo, son beau-frère. Au fil des heures, l’inquiétude a gagné ses proches. Pepek, 50 ans, n’étant toujours pas rentré, la famille a commencé à le rechercher dans la soirée. C’est alors qu’ils ont retrouvé sa bicyclette sur la plage. «Se apre ki nou finn dekouver so bisiklet bor lamer dan landrwa mem», explique Rajesh.
Les recherches se sont poursuivies dès le lendemain au réveil. Des habitants du village se sont mobilisés aux côtés des éléments de la National Coast Guard et du Helicopter Squadron pour tenter de retrouver le quadragénaire. Le 11 août, les opérations de recherche et de sauvetage se sont poursuivies entre Cap-Malheureux et Grand-Gaube.
Des patrouilles en mer et à terre ont été effectuées, tandis que l’hélicoptère de la police a participé aux recherches aériennes. L’espoir s’est finalement brisé le 12 août. Vers 9h50, suivant les indications données par l’hélicoptère de la police, des éléments de la NCG se sont dirigés vers un point situé à environ 75 mètres du rivage, face au cimetière de Cap-Malheureux.
Un corps avait été aperçu près des récifs, à environ trois mètres de profondeur. Des plongeurs de la NCG l’ont remonté à bord. Le corps, vêtu d’une combinaison de plongée et portant des palmes, ne présentait aucune blessure visible sur les parties découvertes. Il a été transporté à Grand-Baie avant d’être remis à la police.
L’autopsie pratiquée dans l’après-midi à la morgue de l’hôpital Jeetoo a établi que le décès était dû à une asphyxie consécutive à une noyade. Pour les proches d’Ashoksingh Bisram, cette disparition reste néanmoins difficile à comprendre. Ce dernier connaissait la mer. Il était pêcheur et plongeur. Il travaillait comme skipper.
Ses proches le décrivent comme un homme généreux, toujours prêt à aider, bon vivant et véritable gentleman. «Very helpful, un bon vivant et un véritable gentleman», disent-ils de lui. Rajesh Ogadoo peine encore à réaliser ce qui s’est passé. «Li pran nesans bizin dir dan lamer mem. Nou fami net dan lamer. Ziska ler li difisil pou nou pou explike kinn kapav ariv li», souligne-t-il.
Pepek était divorcé et père de deux enfants. Pendant deux jours, sa famille avait espéré le retrouver vivant mais cet espoir s’est éteint. Ses funérailles ont eu lieu le 13 août. Au bord de la mer qu’il connaissait si bien, Ashoksingh Bisram laisse derrière une famille et des proches qui cherchent encore à comprendre comment un homme qui avait grandi avec la mer a pu y trouver la mort.