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L’union sacrée des religieux pour enrayer le fléau de la drogue

17 août 2026

Les religions veulent faire front commun face à la toxicomanie.

La toxicomanie continue de gagner du terrain à Maurice et suscite de vives inquiétudes au sein des différentes communautés religieuses. Conscients de l'ampleur du problème, une trentaine de responsables représentant plusieurs confessions se sont réunis, le 11 août, à l'évêché de Port-Louis, à l'initiative de Mgr Jean Michaël Durhône.

Cette rencontre avait un objectif précis : réfléchir aux moyens de renforcer la lutte contre la drogue en privilégiant une approche fondée sur la prévention, l'éducation et l'accompagnement.

Les participants ont dressé un constat préoccupant. Les drogues synthétiques touchent aujourd'hui toutes les catégories de la population, sans distinction d'âge ou de milieu social. Le rajeunissement des consommateurs constitue également une source d'inquiétude majeure. Au-delà des personnes directement concernées, les familles subissent elles aussi les conséquences de la dépendance. Dans plusieurs régions, les participants ont également observé une détérioration du tissu social.

Face à cette réalité, les responsables religieux estiment qu'il est indispensable d'intervenir plus tôt, notamment auprès des jeunes. Ils plaident pour un renforcement des actions de sensibilisation dans les écoles, les quartiers et les lieux de culte, tout en soulignant l'importance du dialogue au sein des familles et du rôle des parents. Plusieurs communautés religieuses sont déjà engagées sur le terrain à travers des campagnes de sensibilisation, des séances d'écoute, un accompagnement spirituel, ainsi que des programmes de thérapie et de réhabilitation destinés aux personnes dépendantes et à leurs proches.

L'une des principales propositions formulées lors de cette rencontre concerne la création d'une plateforme interreligieuse. Cette structure aurait pour mission de favoriser le partage d'informations, de coordonner les initiatives existantes et de mettre en place des actions communes. Les participants ont également évoqué la création de cellules régionales et le renforcement des partenariats avec les ONG, les institutions spécialisées, les autorités publiques et les forces de l'ordre. À l'issue de la rencontre, un comité a été constitué afin d'assurer le suivi des recommandations. «Nous ne baissons pas les bras», a insisté Mgr Jean Michaël Durhône, rappelant que la famille demeure le premier rempart contre la drogue.

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