Gregory Batterie : «Fatigué de voir les prix augmenter pendant que les salaires n’arrivent plus à suivre»
«Pour moi, ce Budget 2026-2027 ne doit pas être un Budget de promesses, mais un Budget qui redonne enfin de l’air à la population. Aujourd’hui, beaucoup de Mauriciens sont fatigués… Fatigués de voir les prix augmenter chaque mois pendant que les salaires, eux, n’arrivent plus à suivre. La vie est devenue trop chère. Faire les courses, mettre de l’essence, payer les factures ou simplement vivre normalement devient un combat pour beaucoup de familles. Le vrai problème aujourd’hui, c’est que le pouvoir d’achat disparaît petit à petit. Les gens travaillent dur, parfois du matin au soir, mais malgré tous leurs efforts, ils ont l’impression de ne plus avancer. Et quand une population commence à perdre espoir, c’est là qu’il faut agir rapidement. Les Mauriciens n’attendent plus de grands discours. Ils attendent des décisions fortes. Ils veulent ressentir un vrai changement dans leur quotidien. Parce qu’un pays ne peut pas avancer si sa population vit constamment dans le stress financier et l’incertitude. Et moi, ce qui me touche encore plus, c’est la situation des jeunes. Aujourd’hui, à Maurice, beaucoup de jeunes ont du talent, des idées, de l’ambition, mais ils se sentent bloqués. Certains veulent créer une entreprise, développer un projet, faire carrière dans le sport, la technologie ou d’autres secteurs, mais ils manquent d’aide, de soutien et surtout d’opportunités réelles. À force, beaucoup de jeunes perdent leur motivation. Certains pensent même qu’ils n’ont plus d’avenir ici. Ce Budget doit donc investir réellement dans la jeunesse en lui donnant plus de facilités pour entreprendre, plus d’aides financières, plus de formations modernes, plus de soutien pour le sport et les projets. Aujourd’hui, les Mauriciens veulent retrouver une chose simple : la stabilité. La population attend des actions concrètes, humaines et courageuses. Parce qu’au final, un bon Budget, ce n’est pas seulement des chiffres sur du papier… C’est ce que les gens ressentent réellement dans leur vie de tous les jours.»
Shaloo Doolar : «Des mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d’achat»
«Je n’ai malheureusement plus beaucoup d’attentes concernant le prochain Budget 2026-2027. Le coût de la vie ne cesse d’augmenter alors que les salaires stagnent. Nous travaillons davantage, avec plus de pression, mais cela ne se ressent pas réellement à la fin du mois. Aujourd’hui, vivre correctement à Maurice devient difficile, même pour les personnes qui travaillent dur chaque jour. Les dépenses essentielles comme les courses, l’électricité, l’essence ou encore les loyers pèsent lourd sur les familles. Même les petits plaisirs simples deviennent compliqués. Avant, un couple sans enfant pouvait encore sortir le week-end pour un déjeuner ou un dîner sans trop réfléchir. Désormais, beaucoup doivent limiter leurs dépenses. Alors, les familles nombreuses qui doivent gérer les enfants, l’école et toutes les charges du quotidien vivent encore plus de difficultés. Les petits entrepreneurs souffrent également. Entre les coûts qui augmentent, les taxes et la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs, beaucoup peinent à maintenir leurs activités et à faire évoluer leurs entreprises. Si j’attends quelque chose, c’est surtout une réelle prise de conscience des difficultés que vivent les travailleurs et la classe moyenne. Nous payons des taxes sur presque tout, mais il devient impossible de faire des économies ou de préparer l’avenir sereinement. Le gouvernement devrait mettre en place des mesures concrètes pour soulager la population active et améliorer le pouvoir d’achat des Mauriciens.»
Javed Carmally : «Une vision claire pour soutenir les PME...»
«Ce que j’attends du prochain Budget 2026-2027, c’est avant tout une vision claire pour soutenir les PME et encourager davantage l’innovation locale. Aujourd’hui, beaucoup de petites et moyennes entreprises font face à des défis importants : hausse du coût des équipements, du transport, des matières premières et ralentissement du pouvoir d’achat. Il devient essentiel de mettre en place des mesures concrètes pour aider les entreprises mauriciennes à rester compétitives. J’espère également voir plus d’investissements dans le numérique, l’intelligence artificielle, la création de contenu, la communication et les industries créatives. Maurice possède énormément de talents, mais plusieurs jeunes entrepreneurs manquent encore d’accompagnement, de financement et d’opportunités pour exporter leurs services à l’international. Le Budget devrait aussi encourager davantage la production locale, l’innovation technologique et les projets capables de générer des revenus en devises étrangères pour le pays. Il serait intéressant d’avoir des mesures facilitant l’accès aux équipements professionnels, aux formations spécialisées et à l’investissement dans les nouvelles technologies. Enfin, j’attends un budget qui apporte de l’espoir aux Mauriciens, avec des mesures concrètes pour améliorer le coût de la vie, soutenir les familles et préparer l’économie mauricienne aux réalités du futur.»
Gracy Cupidon : «Que le gouvernement concrétise ses engagements phares...»
«Ce que j’attends dans le nouveau Budget, en tant qu’entrepreneuse, c’est de bénéficier d’aides financières de la part du gouvernement, parce que vivre à Maurice devient un véritable défi financier : le coût de la vie a grimpé en flèche ces dernières années, impactant lourdement le panier de la ménagère. L’inflation galopante sur les produits de base et les carburants réduit drastiquement le pouvoir d’achat, rendant la gestion du budget quotidien de plus en plus précaire pour de nombreuses familles. Cette situation est d’autant plus tendue que le gouvernement a mis fin à certaines aides de la Mauritius Revenue Authority (MRA), laissant un vide financier difficile à combler. Sans ces compensations directes, les ménages doivent désormais redoubler de vigilance, arbitrer entre les dépenses essentielles et sacrifier de nombreux loisirs pour faire face à la réalité d’une économie en surchauffe. En traitant les citoyens comme de simples numéros ou des données statistiques, on occulte la souffrance de ceux qui luttent pour joindre les deux bouts. L’avenir des jeunes Mauriciens est tout aussi menacé par les incertitudes budgétaires, notamment concernant la prise en charge des frais d’examens du SC et du HSC. La fin annoncée de la gratuité pour les repeaters crée une barrière financière infranchissable pour de nombreuses familles, risquant de briser les ambitions académiques de ceux qui n’ont pas droit à une seconde chance faute de moyens. Il est impératif que le gouvernement concrétise ses engagements phares afin de soulager réellement les citoyens. Il devrait aussi montrer l’exemple en réduisant les salaires des ministres et des hauts fonctionnaires afin de dégager les fonds nécessaires à l’augmentation du pouvoir d’achat de la population. Passer de la promesse électorale à l’exécution budgétaire est désormais une question de crédibilité : ces mesures ne doivent plus être des slogans, mais devenir des leviers concrets pour contrer l’inflation et relancer l’économie locale.»