National Crime Agency
Sur la National Crime Agency, le FMP salue la décision du gouvernement de ne pas précipiter l’adoption des neuf textes de loi liés à sa mise en place. Le Criminal Justice (Offenders Assisting Investigation and Prosecution) Bill, le neuvième texte du dossier, doit être présenté au Parlement mardi prochain pour sa deuxième lecture. Le mouvement estime toutefois qu’il faut veiller à ne pas remplacer un système jugé insatisfaisant par un dispositif encore moins adapté. « Mo rapel ki gouvernma ek lopozision ena unanimite pou dir ki FCC pa bon ek bizin enn bon lalwa pou ranplas li, ek pa enn lalwa ki pli move ankor kuma NCA ete dan so form aktiel », a déclaré son leader, Paul Berenger.
Le FMP propose ainsi la création d’un Select Committee pour examiner le projet en profondeur, en prenant notamment exemple sur le modèle britannique. « Nous avons déjà le Police Act. En consolidant tout cela, nous pouvons créer un National Police Service à la mauricienne, en incluant aussi une National Crime Agency à la mauricienne », a-t-il avancé.
L’abaissement de l’âge de la responsabilité pénale
Le mouvement s’est aussi prononcé sur la proposition du Premier ministre de créer un Select Committee pour étudier l’abaissement de l’âge de la responsabilité pénale de 14 à 12 ans. Le FMP rejette le quatrième terme de référence du comité. « Nou pa dakor ditou avek sa katriem pwin la. Se enn move desizion », a-t-il affirmé. Le parti insiste également sur la participation des députés de Rodrigues et d’Agalega aux travaux du comité, afin que leurs voix soient entendues dans ce débat.
Drogue et cannabis
La situation liée aux drogues dures et au cannabis constitue le troisième sujet abordé. Le FMP demande au gouvernement de prendre la mesure de l’urgence et de rendre public le rapport de la National Agency for Drug Control.
Concernant la légalisation du cannabis, Paul Bérenger met en garde contre l’idée d’en faire une réponse à la prolifération des drogues synthétiques. « Il ne faut surtout pas considérer la légalisation du gandia comme une solution miracle pour faire disparaître la drogue synthétique. Nous devons analyser l’expérience de pays qui ont déjà légalisé le cannabis, afin de comprendre les résultats obtenus et de pouvoir nous améliorer », a-t-il expliqué, citant l’Uruguay, le Canada et l’Afrique du Sud.