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National Science Week 2026

Des idées et des projets pour inspirer, sensibiliser et encourager les jeunes

6 juin 2026

«Il ne faut pas jeter de l'huile, des piles et des objets solides dans nos systèmes d'égouts», explique Zakiyya Jeewa de la WMA.

Le National Sports Complex de Côte d’Or a accueilli la National Science Week du lundi 1er juin au vendredi 5 juin sous le thème «STEM : Explorer, Innover et Inspirer». Pour l’occasion, une exposition a réuni des institutions tertiaires, des ministères, des corps paraétatiques et des compagnies privées afin d’inspirer les jeunes à poursuivre des études supérieures dans la vaste filière des STEMs, mais aussi pour les sensibiliser à des thématiques qui les concernent directement. Un événement organisé par le Rajiv Gandhi Science Centre et le ministère de l’Éducation tertiaire et la Recherche. Découverte.

La science à l’honneur ! Eh oui, elle était au coeur d’un événement qui a duré cinq jours : la National Science Week. Une riche semaine qui a débuté sur les chapeaux de roue avec une prise de parole du ministre Kaviraj Sukon lors de la cérémonie d’ouverture soulignant qu’il faudrait encourager les jeunes Mauriciens à s’intéresser davantage aux sujets STEMs (Technology, Engineering & Mathematics). Ceci, afin de renverser la tendance décroissante dans ce sens qui pourrait avoir des effets néfastes sur le développement de la société à long terme. De plus, avec 40 organisations participant à l’exposition, c’était une aubaine pour mettre en avant les applications plus pratiques des sciences sans se baser uniquement sur l’aspect théorique des différentes disciplines. Les étudiants venus en visite ont été servis.

Dans le kiosque de la faculté des sciences de l’Université de Maurice, une petite maquette avec deux tubes cylindriques enfermés dans un bac en verre capture l’attention de quelques élèves. Celle-ci a pour noms «Secrets of Sea Water Generating Hydrogen as a Clean & Green Fuel». Mais, se demandent de jeunes collégiennes, comment fonctionnerait ce système ? C’est avec passion qu’Abdool Cader leur explique ce concept expérimental. En utilisant l’électrolyse de l’eau de mer, un processus chimique enseigné dès le collège, on pourrait obtenir de l’hydrogène, une source d’énergie moins polluante que les fossiles combustibles car quand on le brûle. Le dérivé serait principalement de l’eau et non pas du dioxyde de carbone ou du monoxyde de carbone. Bien sûr, la réalisation d’un tel projet a aussi des limitations comme une importante alimentation en électricité et le contrôle du chlore gazeux, un dérivé toxique de la réaction chimique.

Un peu plus loin, un exposant, avec sa table colorée et son mini-bus mirobolant, attire vivement l’attention des élèves des écoles primaires. C’est celui de l’ONG, Reef Conservation, qui profite de cette exposition pour faire connaître ses différents projets. La responsable Sruti Jeetun met en avant la protection des récifs coralliens tandis que son assistant Mitesh Periag élabore sur la prolifération des herbiers marins. Le tout ayant pour but de préserver l’écosystème aquatique en danger et de remédier au problème de l’érosion côtière, mais cette fois au-delà du trait de côte. Lisa Tong Chong a, quant à elle, la charge de l’eco-schools program qui vise à engager la nouvelle génération dans la lutte environnementale à travers diverses activités.

Un drôle de portrait accroche également le regard de plusieurs personnes. Les yeux braqués sur un écran, ils suivent attentivement les explications de l’officier Hoolash de la Police IT Unit. L’image provient d’un logiciel utilisé par ce département de la force policière pour produire le portrait digital d’un individu sans l’aide d’un dessinateur. Cependant, l’IA générative n’est pas utilisée et aucune base de données externe n’est connectée afin de protéger la confidentialité des contenus produits. Le sergent Sewdin de la Cybercrime Unit de la CCID profite de l’occasion pour sensibiliser les jeunes aux risques auxquels ils peuvent faire face sur les plateformes digitales. Pour ne pas se laisser berner par les escrocs en ligne, prévient-il, les gens ne doivent pas partager des informations trop sensibles sur les réseaux sociaux et ne doivent jamais faire naïvement confiance aux inconnus. Les délits et arnaques en ligne peuvent être dénoncés sur la plateforme «maucors» de la Cybercrime Unit.

Halte à la drogue

«Ladrog pa bizin enn tabou pou personn !» C’est ce que lance fermement le sergent Assonne à des élèves durant une petite exposition de différentes drogues dans le kiosque de l’ADSU. Sa collègue, la sergente Nandu-Daby, et lui trouvent qu’un premier contact dès le plus jeune âge est essentiel pour empêcher que les enfants ne tombent dans l’enfer de la drogue. Selon eux, il faut tirer avantage de la curiosité des jeunes pour bien les informer et leur expliquer tous les dangers qui les guettent, comment ils peuvent se faire duper par des trafiquants et les conséquences à long terme de ce mode de vie.

Ça s’active également du côté de la Wasterwater Management Authority. «Bann dimounn bizin aret zet tout sort zafer dan zot bann drin ek sistem egou. Nou la zordi pou dimounn kone ki nou rol o nivo Waste Management Authority», affirme Zakiyya Jeewa du laboratoire de la WMA. Selon elle, il y a une limite à laquelle l’eau usée peut être traitée et malheureusement, cela peut engendrer des conséquences graves quand elle est déversée dans la nature. C’est la raison pour laquelle il faut éduquer les jeunes aux bonnes habitudes. Elle nous explique aussi le processus de filtration en plusieurs étapes qui concerne surtout l’élimination de solides variant en tailles, matières et densité. Une eau boueuse spéciale est ensuite ajoutée à l’eau qui se nourrit des polluants, cette boue produit alors du méthane, qui est collecté, tandis que l’eau filtrée est analysée une dernière fois avant d’être déversée ou utilisée dans le secteur agricole pour l’irrigation.

À la fin de la journée, les élèves s’alignent en file indienne pour reprendre le bus de l’école, la tête remplie de toutes les merveilleuses découvertes faites et pensant, peut-être déjà à emprunter la filière des STEMs plus tard et à contribuer ainsi à un meilleur avenir pour tous.

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