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Messages à l'occasion du Nouvel An

Économie, sécurité et pouvoir d'achat au cœur des préoccupations

3 janvier 2026

Qui dit nouvelle année, dit messages de personnalités. Ci-dessous, les grandes lignes des souhaits de certaines d'entre elles...

La tradition oblige, le passage à la nouvelle année s’accompagne de messages de personnalités. Et pour accueillir 2026, le Premier ministre Navin Ramgoolam n’a, évidemment, pas dérogé à la règle. Dans son allocution à la population, le chef du gouvernement, tout en présentant ses vœux aux Mauriciens, a fait un bilan de l’année écoulée tout en évoquant l’avenir. «Nous ne sommes pas là pour être populaires, mais pour redresser le pays», a-t-il déclaré.

Navin Ramgoolam a ainsi précisé que cette première année a été consacrée à la reconstruction du pays et qu’il faudrait maintenant renforcer notre économie. La criminalité dans le pays et la lutte pour faire reculer cette triste tendance ont aussi été au cœur de son discours. Navin Ramgoolam a, par ailleurs, annoncé qu’il est en discussion avec le Privy Council et qu’il a fait une requête pour que les Law Lords viennent siéger à Maurice. «On va introduire le Police and Criminal Justice Bill. La façon de faire des enquêtes va devenir plus professionnelle. Les provisional charges vont être abolies. On va aussi créer la National Prosecution Commission et la National Crime Agency qui vont amener un changement total sur la façon de faire les enquêtes et de traiter des cas criminels», a déclaré Navin Ramgoolam.

Mais pour le Premier ministre, l’année 2026 sera surtout l’année de l’économie : «Aujourd’hui, notre dépense sur la pension de vieillesse dépasse les budgets de la Santé, de l’Éducation et du secteur du logement. C’est insoutenable. 2026 bizin lane de lekonomi. Nou tou ansam : gouvernman, bann antreprener, tou bann travayer, nou tou ansam, nou bizin marye pike. Kalite nou lavi an 2026 ek apre li depann lor nou sitiasion ekonomik...»

Vision stratégique

Dans son discours de Noël et du Nouvel An adressé à la nation, le président de la République, Dharam Gokhool, a, de son côté, réitéré son engagement à rester proche et en contact avec la population mauricienne et à mener des actions décisives sur des questions cruciales en vue de construire un avenir plus équitable, plus juste et plus prospère pour la République et la nation. Le président a ainsi rappelé les efforts du gouvernement pour répondre aux aspirations et aux besoins de la population, saluant l’élaboration de la Vision stratégique 2050.

Dans son homélie du 1er janvier, l’évêque de Port-Louis, Mgr Jean Michaël Durhône, a, lui, parlé du problème de la violence dans notre société, entre autres :«En ce début d’année, nous portons dans nos cœurs beaucoup d’espérances, mais aussi des inquiétudes concernant notamment la violence physique, psychologique ou verbale qui marque notre société. Une telle violence crée des tensions familiales, des blessures non guéries et un sentiment d’impuissance. La Parole de Dieu nous rappelle que la paix commence par l’expérience d’être bénis, d’être regardés et aimés par Dieu.» Il a aussi eu une pensée pour les dirigeants du pays.

«En cette nouvelle année, confions à Marie notre pays, nos dirigeants politiques et économiques, nos familles et nos jeunes. Que Marie nous aide à vivre la paix intérieure pour construire la paix sociale. C’est pourquoi la Commission Justice et Paix du diocèse viendra avec des propositions concernant la réforme électorale en vue de construire la paix durable dans notre pays», a déclaré Mgr Durhône.

Dans son message pour accueillir 2026, Suttyhudeo Tengur, président de l’Association for the Protection of the Environment and Consumers (APEC), s’est exprimé sur la situation financière de plus en plus difficile des Mauriciens. «L’année 2026 doit ainsi marquer un tournant. Les politiques publiques doivent être mieux alignées sur la réalité quotidienne des citoyens, les décisions mieux expliquées et les mesures de soutien mises en œuvre de manière juste et opportune. La protection du pouvoir d’achat et le rétablissement de la confiance ne sont plus des options : ce sont des obligations», a-t-il souligné à l’heure où une nouvelle année débute avec toutes ses promesses, les doutes et les attentes... Christophe Karghoo

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