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Une étudiante poignardée en pleine rue | Son père : «J’ai cru que j’allais perdre ma fille»

12 juillet 2015

Gérard est sous le choc depuis l’agression de sa fille.

Elle devait rentrer en France le 1er août afin d’y poursuivre ses études. Mais Rebecca*, en dernière année de psychologie, ne pourra pas prendre l’avion à cette date. La jeune femme de 28 ans, actuellement en vacances à Maurice, a été victime d’une agression en pleine rue. «J’ai cru que j’allais perdre ma fille. Elle a été poignardée au cœur et a eu le poumon perforé», explique Gérard*, le père de Rebecca.

 

Son épouse et lui ont envisagé le pire en apprenant que leur fille aînée avait été agressée. «Mais je remercie le personnel soignant de l’hôpital du Nord qui a bien pris soin d’elle. Elle est maintenant hors de danger. Cependant, elle prendra beaucoup de temps avant de se remettre physiquement et psychologiquement», confie Gérard.

 

Il est aux alentours de 19 heures le mercredi 8 juillet lorsque Rebecca et une amie, elle âgée de 27 ans, reviennent de leur jogging dans la région de Terre-Rouge. En chemin, elles croisent un inconnu qui les arrête. «Il a demandé à ma fille et à son amie de lui indiquer la rue où il devait se rendre, car il n’était pas un habitué de la localité. Mais aussitôt avait-il eu les renseignements demandés qu’il s’est retourné et a commencé à frapper ma fille qui s’est défendue comme elle a pu. Il l’a ensuite traînée sur un terrain en friche où il l’a une fois de plus frappée et poignardée», avance Gérard.

 

L’autre jeune femme a également été malmenée en tentant de venir en aide à Rebecca. C’est un pharmacien, poursuit notre interlocuteur, qui leur est venu en aide, alerté par des cris. Rebecca a été transportée d’urgence à l’hôpital où elle a subi une délicate intervention chirurgicale. Son amie, elle, s’en est sortie avec quelques blessures et un lourd traumatisme. «Cet individu voulait faire main basse sur le téléphone portable de ma fille. Elle m’a raconté que ce dernier lui a ordonné de lui remettre cet appareil. Mais lorsqu’elle a résisté, il l’a poignardée», explique Gérard.

 

Il souligne : «L’endroit où ma fille a été agressée est mal éclairé. Nous demandons aux autorités de prendre leurs responsabilités. Aujourd’hui, c’est ma fille, demain, ce sera peut-être quelqu’un d’autre.» Dans le sillage de cette affaire, la police a visionné les images d’une caméra de surveillance placée non loin du lieu de l’agression. À l’heure où nous mettions sous presse, elle était toujours à la recherche de l’agresseur.

 

*Prénoms fictifs

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