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Vidhi Bumma poignardée et brûlée par son époux | Sa mère Hurridevi : «Il n’y a qu’un monstre qui puisse faire cela»

8 juin 2016

Hurridevi est inconsolable depuis la mort atroce de sa fille (ci-contre).

Sur les hauteurs des Mariannes, le meurtre de Vidhi Bumma est toujours sur les lèvres des habitants de cette petite localité. Il y en a même qui affirment avoir vu de la fumée qui s’échappait des terrains boisés, à Eau-Bouillie, dans l’après-midi du dimanche 29 mai. Soit le jour où les restes de Vidhi Bumma, réduits en cendre, ont été retrouvés par un planteur.

 

Vidhi Bumma, une habitante de Nouvelle-Découverte, âgée de 28 ans, a été tuée dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mai. Elle a été poignardée dans son sommeil par son époux Mithunsingh qui a ensuite transporté le corps dans un champ pour y mettre le feu. Arrêté par la police, l’homme a avoué son crime. Et le samedi 21 mai, il a tenté de se donner la mort dans sa cellule au poste de police de Belle-Mare en s’automutilant. Il a passé quatre jours à l’hôpital avant de comparaître à nouveau en cour. Il a ensuite été replacé en cellule.

 

Hurridevi, la mère de la victime, elle, est inconsolable. Lorsque cette dame de 60 ans a appris la mort de sa fille, sa santé, déjà fragilisée par diverses maladies, s’est détériorée et elle adûêtre hospitalisée. Une semaine plus tard, elle a l’impression que son chagrin s’est encore approfondi. Pour la première fois depuis que sa fille a péri, elle revient sur toute cette tragédie. «Mon gendre est un monstre», lâche-t-elle le cœur lourd de colère et de tristesse.

 

Les yeux remplis de larmes, Hurridevi raconte comment son gendre est venu chez elle le samedi 21 mai, cherchant désespérément son épouse alors qu’il avait déjà commis son forfait. «Il était troublé. Du moins, il faisait semblant de l’être. Et le dimanche 22 mai, je suis allée chez ma fille à Nouvelle-Découverte. J’ai demandé à mon gendre où elle se trouvait en lui disant que j’avais besoin d’elle. Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond. J’ai insisté auprès de lui. Mais il m’a injuriée, m’a mise à la porte et m’a dit que si je ne partais pas, il allait appeler la police. Il n’y a qu’un monstre qui puisse faire ce genre de chose.» 

 

De son côté, Dharasdev Bumma, le père du meurtrier présumé, confie qu’il est inutile de faire appel aux services d’un avocat pour son fils à ce stade. «Ce serait une perte d’argent. Car il a déjà avoué. On n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi il a fait une telle chose.» Pour l’heure, dit-il, les deux enfants du couple Bumma, âgés de 7 ans et 11 mois, sont sous sa garde. Ils ne savent pas encore qu’ils sont à tout jamais privés de l’amour de leur mère, alors que leur père semble bien parti pour passer de longues années en prison.

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