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29 novembre 2016 02:42
«Je demande que le procès soit entendu sur le fond.» C’est ce qu’a déclaré Me Ridwaan Toorbuth en Cour d’Assises le mardi 22 novembre, lors du procès intenté à Ackbar Goolamgoskhan, accusé d’avoir brûlé vive sa femme Zarina en décembre 2013, à leur domicile, à Triolet. L’avocat a confirmé qu’il avait reçu le dossier à charge de son client en précisant toutefois qu’il n’a jamais eu le rapport médical complet de l’autopsie pratiquée sur la victime. De ce fait, le procès a été renvoyé en juin et sera entendu en Cour d’Assises du 19 au 24 juin.
Chez les parents de la victime, la douleur est toujours aussi intense trois ans après le drame. Nazrah et Imran Ikbarally, les parents de Zarina Goolamgoskhan, attendent que justice soit rendue à leur fille. Sur son lit de mort, cette dernière, alors âgée de 24 ans, avait incriminé son époux. Elle avait affirmé aux enquêteurs qu’il avait mis le feu à ses vêtements suite à une dispute conjugale concernant des démarches administratives qu’elle avait enclenchées pour toucher une aide sociale. Cela, afin de subvenir aux besoins de leur unique enfant qui avait alors sept mois. Face à ces accusations, Ackbar Goolamgoskhan a, lui, toujours clamé son innocence.
Les Ikbarally savent que plus rien ne leur rendra leur fille. «Mais elle ne méritait pas une fin aussi atroce», confie Nazrah. C’est elle qui s’occupe de son petit-fils, aujourd’hui âgé de 3 ans. Mais suite à un récent ordre de la Cour, les grands-parents paternels du petit lui rendent visite une fois par semaine, durant une heure.
Ce petit homme épanoui est la seule source de bonheur de Nazrah et d’Imran. C’est à lui qu’ils s’accrochent en attendant de connaître la décision de la Cour quant au procès intenté à Ackbar Goolamgoskhan.
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