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26 février 2026 11:51
Le plein d’émotions autour du jazz. Ce 7 mars, à 19h30, vous avez rendez-vous au Caudan Arts Centre pour célébrer les 100 ans de naissance de Miles Davis et de John Coltrane, deux figures jazzy mythiques. Un hommage que nous concocte le pianiste français François Lindemann, avec, à nouveau, comme pour Tou korek en 2024 et Confluences en 2020 (cinq shows depuis six ans), l’apport d’artistes mauriciens. Voici le casting pour ce MILES & TRANE : A jazzy 100th anniversary celebration : François Lindemann (piano), Philippe Thomas (trompette), Samuel Laval (alto et soprano saxes), Cyril Michel (alto et soprano saxes), Kersley Pytambar (contrebasse), Christophe Bertin (batterie), Kurwin Castel (percussions, ravanne), Jean-Jacques Arjoon (récitant, poète) et Samuel Joseph (danse). En attendant, à l'heure où les répétitions vont bon train, François Lindemann a papoté un peu avec nous.
Le projet-hommage : «Comme 2026 est l’année des 100 ans de la naissance de Miles Davis et de John Coltrane, j’ai proposé cette idée à Ashish Bissoondial, directeur artistique du Caudan Arts Centre, qui s’est montré très intéressé et a généreusement accepté.»
À quoi s’attendre sur scène : «J’ai pris les thèmes emblématiques de ces deux musiciens, je les ai arrangés et parfois détournés en les mettant dans un contexte moins urbain, avec notamment une saveur rythmique plus insulaire, voire mauricienne et indo-sud-africaine. La différence réside également dans le fait qu’il y aura huit musiciens alors que leurs groupes n’en ont conté que quatre ou cinq en général. Et le spectacle sera agrémenté de visuel et de textes et anecdotes sur ses musiciens, contés par le conteur local Zanzak Arjoon. Le jeu de scène ainsi que les attitudes de ces grands artistes seront évoquéspar les frères Samuel Joseph, entre son et body-painting.»
Miles et Coltrane : «Je les ai découverts au milieu des années 60 alors que j’étais un jeune adolescent. Ils sont soudainement apparu parmi les autres artistes de jazz que j’écoutais avec un langage neuf transgressif, issu des traditions du jazz, mais avec un apport personnel tellement créatif et surprenant que j’ai commencé à les suivre passionnément. John Coltrane est mort le 17 juillet 1967 ; j’avais 17 ans et j’étais très triste. En deux ou trois ans, avec ses disques, il m'avait apporté tellement d’ouverture sur le monde de la musique. J’ai continué évidemment à suivre Miles Davis à travers ses albums, puis j’ai eu l’occasion de le voir en 1971 avec Keith Jarrett au piano électrique, annonçant déjà les prémices de son association avec les musiques rock et funk. Je l’ai vu régulièrement jusqu’à sa mort en 1990. Je ne l’ai jamais rencontré personnellement, ou plutôt si. Je traversais la rue de Montreux de manière imprudente pendant le festival de 1971 et il a failli m’écraser avec sa Ferrari jaune qui s’est arrêtée dans un crissement de pneus à 20 cm de ma jambe. Il a sorti sa tête par la fenêtre de sa portière et m'a tiré la langue longuement. Leçon et… émotion !»
Répétitions : «Comme nous n’avons pas le même sens du travail en Europe que dans les îles, les répétitions ici me procurent chaque année une certaine angoisse au début et, finalement, tout se passe bien car les musiciens comprennent à demi-mot ce que je veux obtenir. Peut-être aussi parce que, pour la plupart d’entre eux, nous avons déjà travaillé cinq fois ensemble.»
**Projets **: «Je suis en train de monter un orchestre avec des amis musiciens suisses et américains avec lesquels j’ai déjà joué mais séparément.»
Billets en ventre au Caudan Arts Centre et sur le site web de celui-ci aux prix suivants :
Rs 1 000 (VIP)
Rs 850 (Première)
Rs 650 (seconde)
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