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Yes You Can : Moi, jeune et engagé

Rajiv Nagaisar et Jossy Dowlutrao lancent un appel aux jeunes Mauriciens pour qu’ils viennent les rejoindre.

Ils sont jeunes et ont une vision pour leur pays. Conscients qu’ils ont leur part à jouer, ils valorisent la participation citoyenne chez les Mauriciens, particulièrement chez les jeunes. Le changement, disent-ils, commence par son propre engagement.

Pour eux, une chose est sûre : la jeunesse est la génération qui peut et doit agir pour la planète. Face aux défis auxquels le monde et la société font face aujourd’hui, de nombreux jeunes ont décidé de s’engager pour tenter de changer les choses. Parmi, Jossy Dowlutrao et Rajiv Nagaisar, la trentaine tous les deux. Avec d’autres amis, tous aussi conscients de l’importance de se mobiliser, ils ont créé Yes You Can, une association qui milite pour le développement de notre société et l’autonomisation des personnes vulnérables.

 

Depuis cinq ans, une cinquantaine de jeunes professionnels œuvrent au sein de cet organisme. La mission principale : avoir un impact positif sur différentes sphères de notre société. Cela passe par l’éducation, l’environnement ou encore l’assistance communautaire. Autre objectif : inspirer les jeunes en devenant comme des modèles à leurs yeux afin de les pousser à réaliser leur plein potentiel grâce à l’éducation et des expériences qui peuvent changer une vie.

 

Ce besoin de travailler pour l’avancement de son pays, Jossy Dowlutrao, fondateur et président de Yes You Can, l’a longtemps ressenti. Engagé dans plusieurs autres organisations sociales depuis plusieurs années, il a voulu réunir la jeunesse mauricienne autour d’une seule et même cause. «J’ai toujours eu une vision pour le pays et en faisant du volontariat, c’est une façon pour moi de rendre à la société ce que j’ai reçu. Ça a commencé dès l’université où je me suis engagé au sein de différentes plateformes.»  Un besoin qui n’a fait que se renforcer au fil des années. «Avec des amis, nous avons imaginé et créé Yes You Can. Nous n’œuvrons pas dans un domaine en particulier.

 

Nous voulons apporter notre aide là où on a besoin de nous. Aujourd’hui, nous sommes environ 50 jeunes professionnels issus de différents milieux à travailler pour l’avancement du pays.» À travers leur expérience, leur engagement et leur dévouement, ils espèrent aujourd’hui faire la différence, que ce soit dans le secteur de l’environnement et des ressources marines, de l’éducation et du développement des compétences, de la santé et du bien-être, des arts et de la culture ou de la science et de l’agriculture.

 

De petites actions amènent de grands changements : Rajiv Nagaisar y croit dur comme fer. C’est d’ailleurs pour cela que ce jeune homme a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice. «C’est un vrai challenge. Ce n’est pas toujours évident de concilier carrière, vie de famille et le social. Mais c’est un engagement qui nous tient à cœur et nous croyons que c’est essentiel. Si nous ne levons pas le petit doigt, qui le fera pour nous ?» Au sein de Yes You Can, chacun a un rôle défini, même si le travail d’équipe est celui qui prime.

 

Rajiv, par exemple, est le secrétaire de l’association. Aujourd’hui, il travaille sur des projets allant de la protection de l’environnement à la mise sur pied du programme Education for All qui vise à donner des crash courses gratuits aux enfants issus de milieux difficiles. «Nous ne devons pas prendre les choses pour acquis. Nous devons prendre les actions qu’il faut, aider là où c’est nécessaire pour le bien des générations futures.» Et plus ils sont nombreux, plus ils pourront agir.

 

D’ailleurs, Jossy Dowlutrao lance un appel aux jeunes Mauriciens afin qu’ils viennent rejoindre le mouvement et participent eux aussi à créer une meilleure île Maurice. «Nous passons notre temps à nous plaindre ou à critiquer le gouvernement qui ne fait pas telle ou telle chose. On oublie que nous avons aussi notre part de responsabilité. Le pays est à nous, nous ne pouvons pas rester les bras croisés et attendre que les autres agissent pour nous.» Il y va, souligne-t-il, de la responsabilité d’un citoyen envers sa communauté, sa société, son pays.

 


 

Des activités qui redonnent de l’espoir 

 

Une centaine de plantes endémiques ont récemment été mises en terre.

 

Ces jeunes sont motivés à œuvrer main dans la main pour la sauvegarde et le bien-être du pays. Depuis sa création, Yes You Can a travaillé sur plusieurs projets environnementaux et éducationnels. Récemment, l’association a mis sur pied une campagne baptisée Plant a Tree, Plant our Future à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, une activité organisée en collaboration avec l’Australian Alumni Association et le National Park and Conservation Service (NPCS) à l’arboretum de Curepipe. Une centaine de plantes endémiques ont été mises en terre ce jour-là. L’équipe de Yes You Can aussi procède régulièrement à la plantation de mangroves ou à des campagnes de nettoyage s’engageant auprès d’organisation comme la Mauritian Wildlife Foundation.

 

Dans le volet communautaire, Yes You Can prépare aussi des dons de sang, des déjeuners pour les personnes vulnérables comme les sans-abris et les enfants issus de milieux précaires, comme récemment chez Shelter for Women and Children in Distress. Le groupe organise également des causeries et des campagnes de sensibilisation sur divers sujets importants de notre société. Ils se mobilisent lors des fêtes culturelles et religieuses, se rendent à Grand-Bassin pour distribuer des rafraîchissements à l’occasion du Maha Shivaratri, un déjeuner pour Eid-Ul-Fitr. Autant de rencontres qui visent à favoriser les échanges culturels et renforcer l’unité entre les différentes cultures du pays.