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Guylaine Hossenbux-Daureeawoo et son livre sur la résilience des jeunes

17 septembre 2026

Le 31 août, cette maman et auteure, avec un gros pied dans le monde de l’entreprise et du coaching, a lancé ce livre qui parle des jeunes et de leur résilience d’aujourd’hui. Elle nous raconte le cheminement de son projet et le pourquoi de ce livre intitulé Becoming in a loud world, disponible en librairies depuis.

Le déclic

«Il n’y a pas eu de facteur déclencheur récent en tant que tel. Je dois dire que ce livre est le résultat de nombreuses années d’interaction avec de jeunes adultes, que ce soit au travail ou dans la communauté. Définitivement au travail, où j’ai personnellement recruté, formé et encadré des centaines de jeunes dans le monde de l’entreprise. J’ai occupé plusieurs postes de responsabilité chez Rogers Group, Currimjee Group et Absa, en plus d'être directrice de mes propres entreprises. Les jeunes ont un niveau incroyable d’énergie, de compétence intellectuelle et de vision. Cependant, en naviguant leur développement personnel et leurs défis, ils se perdent très souvent dans le processus et subissent une perte d’estime de soi et un manque de confiance en eux-même et envers les décideurs, les autorités et la communauté en général. Beaucoup ont le sentiment de n’avoir aucune voix, aucune présence, aucune importance dans ce monde. J’observe ces schémas depuis de nombreuses années. Pour certaines raisons, les gens viennent très souvent me parler de la façon dont ils se sentent et cherchent des conseils. Pendant de nombreuses années, cela a été une caractéristique normale et régulière de ma vie quotidienne. En tant que stratège en affaires et formatrice en développement personnel, je voulais comprendre comment nos émotions influencent notre comportement, comment la neurodivergence impacte la façon dont chacun interagit et comment nous pouvons mieux gérer ces réalités. J’ai décidé de passer ma certification de coach en neurosciences (IPHM, CMA) en 2024. En tant que coach en développement personnel déjà accrédité et à travers ma pratique, je ressentais et ressens encore une grande responsabilité envers la jeunesse de ce pays et au-delà. C’est ainsi qu’est né Becoming in a Loud World en 2026.»

**Le livre **

«Le livre est un guide pour nos adolescents et jeunes adultes, ainsi que pour les parents. C’est un livre conversationnel et facile à lire, et beaucoup se retrouvent dans son contenu. Ils perçoivent mes écrits comme un miroir de leur propre tourment intérieur, voient leur propre quête d’identité, leurs origines, leurs relations, leur rôle et leur impact dans la société, ainsi que l’impact de celle-ci. Je parle beaucoup de neurodivergence : comment notre cerveau comprend et traite l’information différemment, comment nous réagissons en conséquence et surtout, comment vivre dans cette réalité. Dans notre société, à un moment ou à un autre, nos jeunes ont été confrontés soit à l’intimidation, à la ségrégation, aux barrières sociales, au body shaming, à l’influence des pairs, au rejet, à la saturation numérique, à l’épuisement ou à des pensées suicidaires. Becoming in a Loud World aborde toutes ces réalités.»

Et Après ?

«À la publication du livre, j’avais approché les ministères concernés et cela a été une tâche assez ardue d’avoir l’attention des responsables. Le synopsis et demandes ont été envoyés aux ministères de l’Éducation, des Genres, de la Jeunesse et des Sports, et des Arts et de la Culture. Il faut dire un grand merci au ministère de l’Éducation tertiaire, de la Science et Recherches et au ministre Kaviraj Sukon pour son soutien ainsi qu’à l’Université de Maurice d'avoir compris l’importance de Becoming in a Loud World et de cautionner le mouvement que je veux créer autour du livre. Il faut rallier tous les parents, éducateurs et jeunes à cette chaîne.

J’ai déjà entamé une série d’ateliers de travail avec les jeunes universitaires et professionnels en collaboration avec la Jeune chambre économique de Quatre Bornes. Le livre a été lancé à l’Université de Maurice et les jeunes de l’université sont déjà engagés dans le mouvement. De plus, une causerie et une discussion ont eu lieu le 12 septembre visant à conscientiser les parents, les éducateurs et les jeunes eux-mêmes autour de ce mouvement que nous voulons amener pour faire ne serait-ce qu’une petite différence. Nous travaillons aussi sur un projet à l’occasion du World Mental Health Day le 10 octobre prochain.»

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