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Haine anti-LGBTQIA+ : le Collectif Arc-en-Ciel appelle les victimes à faire un signalement

17 juin 2026

Un arc-en-ciel et des nuages sombres... Car dans le sillage de la Marche des Fiertés 2026, qui s’est tenue le samedi 13 juin, le Collectif Arc-en-Ciel (CAEC) tire la sonnette d’alarme. L’organisation dénonce une recrudescence inquiétante de discours de haine, de harcèlement et de menaces visant les personnes LGBTQIA+ et appelle les victimes comme les témoins à signaler systématiquement ces actes.

Depuis la tenue de la Pride, le CAEC observe ainsi une multiplication de commentaires haineux, de publications discriminatoires, de vidéos, de mèmes, de messages privés offensants ainsi que de menaces explicites circulant notamment sur les réseaux sociaux. Une vague d’intolérance que le Collectif qualifie d’inacceptable et de contraire aux valeurs de respect, de dignité humaine et de coexistence pacifique. «Cette réalité préoccupante nous rappelle plus que jamais l’importance de continuer à marcher pour la Pride chaque année», souligne le CAEC.

Face à cette situation, le Collectif invite toute personne victime ou témoin de discrimination, de harcèlement, de menaces ou de violences – qu’elles soient verbales, physiques ou numériques – fondées sur l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre à effectuer un signalement. L’organisme insiste sur l’importance de conserver toutes les preuves disponibles : captures d’écran, enregistrements, publications, messages privés, vidéos ou tout autre élément susceptible de documenter les faits. Car

ces informations, selon le CAEC, peuvent s’avérer essentielles pour permettre un accompagnement adéquat et l’examen des recours possibles. Pour répondre à ces signalements, la Clinique Juridique du CAEC, mise en place en partenariat avec Dentons Mauritius LLP, est pleinement mobilisée. Sa mission : recueillir les témoignages, documenter les incidents et accompagner gratuitement les personnes concernées dans leurs démarches juridiques. Chaque dossier transmis fera l’objet d’une analyse afin d’évaluer les suites qui pourraient être engagées auprès des autorités compétentes.

Le Collectif rappelle également que la liberté d’expression ne couvre ni les discours de haine, ni les menaces, ni l’incitation à la violence. À Maurice, plusieurs dispositions légales permettent de sanctionner les comportements visant à encourager la haine, le mépris, la discrimination ou le harcèlement. Comment signaler ? «Les personnes souhaitant rapporter un cas ou bénéficier d’un accompagnement juridique gratuit peuvent contacter la Clinique Juridique du CAEC via : email : info@collectifarcenciel.org, hotline dédiée : 5919 2232 ou réseaux sociaux : Facebook : Collectif Arc-en-Ciel • Instagram : @caec_ociel», précise le CAEC.

Le Collectif appelle l’ensemble de la population, les responsables politiques, les leaders religieux, les médias, les institutions publiques et les utilisateurs des réseaux sociaux à rejeter toute forme de haine et d’incitation à la violence. «La diversité ne constitue pas une menace. La haine, elle, menace la cohésion sociale, la sécurité des personnes et les valeurs démocratiques auxquelles nous aspirons collectivement», souligne le Collectif.

Pour le CAEC, aucun individu ne devrait avoir à craindre pour sa sécurité en raison de son identité ou de sa participation à un événement pacifique célébrant l’égalité, la diversité et les droits humains.

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