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3 mars 2026 12:05
Son nom est associé à des affaires judiciaires. En juillet 2008, alors qu'elle revenait de Paris, elle avait été arrêtée à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam en possession de comprimés de Subutex. Ce qui avait conduit à sa condamnation, en décembre 2009, à 44 mois d'emprisonnement. Par la suite, la Commission indépendante contre la corruption (ICAC) s’était intéressée à ses comptes bancaires. Et en 2018, elle a, cette fois, été condamnée à 12 mois de prison pour blanchiment d’argent. L’ICAC lui reprochait d’avoir enfreint des dispositions du Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) avec des transactions financières liées au trafic de Subutex. Aujourd’hui, celle qui s’était aussi retrouvée au cœur de la dernière campagne électorale dans le pays – par rapport à ses démêlés avec la justice et le nom d’un politicien qui avait été cité – dit avoir payé sa dette à la société et souhaite rebondir. Elle nous parle de son incarcération et de sa reconstruction.
Retour sur l’année 2007 : «5-Plus m’avait rencontrée en 2007 à mon cabinet à Goodlands. Je venais de rentrer définitivement à Maurice après avoir vécu de nombreuses années en France et y avoir fait tout mon parcours académique. Et lorsque je suis retournée au pays, ambitieuse et des rêves plein la tête, j’avais déjà à l’esprit le business que je voulais lancer car ce n’était pas dans mes projets de travailler pour quelqu’un. Je voulais être indépendante professionnellement. Donc, les débuts du cabinet ont été très prometteurs et en peu de temps et après avoir eu des articles dans plusieurs journaux, mes produits ont émergé sur le marché de la perte de poids. J’avais des clients aux quatre coins de l’île, avec des résultats très satisfaisants à la fin du programme. Et j’étais vraiment très épanouie dans mon travail car j’aimais ce que je faisais. Mais c’est surtout la satisfaction du client qui me comblait à chaque kilo perdu. J’avais en tête le projet d’ouvrir d’autres cabinets de nutrition à travers l’île et d’ailleurs, j’en avais ouvert un deuxième à Port-Louis. Puis est arrivé “l’accident de parcours” qui a bouleversé ma vie et celle de mes proches. Jusqu’à aujourd’hui, je peine à savoir à quel moment et comment tout a basculé. Et pour répondre honnêtement et clairement à votre question, mon arrestation et mes condamnations ont drastiquement changé ma vie. J’ai énormément souffert mais j’ai assumé et j’assume jusqu’au bout. Par contre, je dois être reconnaissante et dire merci à la vie que mes parents et ma famille aient toujours été à mes côtés et aussi du fait que jusqu’à aujourd’hui, les gens en général ne me jugent pas pour ce qui est arrivé de négatif mais me voient telle que je suis réellement.»
Arrestation et emprisonnement : «Ces étapes ont été très difficiles pour moi à gérer, un cauchemar sans nom où je me suis dit que le fond est beaucoup plus profond que ce que j'avais imaginé. Et même aujourd’hui, j’ai du mal quelques fois à réaliser le parcours que j’ai traversé depuis 2008, c’est comme si j’avais été un spectateur. Il ne faut pas se mettre des œillères pour quelque chose qui est indélébile, la prison marque une personne, c’est une chose qu’on n'oublie jamais et on garde des séquelles pendant longtemps. Avec le parcours de vie et académique que j’ai eu, je n’étais pas préparée et cela ne m'avait jamais traversé l’esprit que j'allais connaître un tel gouffre car j’avais eu une enfance et une adolescence normales et heureuses avec des parents aimants. J’avais été sérieuse dans mes études, donc j’étais très loin d’imaginer que j’allais être privée un jour de ce qu’il y a de si précieux : la liberté. Et ce qui m’a permis de tenir là-bas et de garder la tête hors de l’eau, c’est la foi en Dieu, car Dieu sauve. Je me suis raccrochée à Lui comme à une bouée pour ne pas sombrer. Je me suis raccrochée à Lui inlassablement et inconditionnellement. Il y a aussi la lecture, qui était déjà ma passion, qui m’a aidée – j’ai énormément lu, des dizaines et des dizaines de bouquins –, ainsi que de me souvenir chaque jour d'une phrase de Nelson Mandela qui a été mon leitmotiv : “Il n’y a pas de bonheur sans douleur”.»
Mon passé : «À une personne qui me confronte à mon passé, je dirais qu’on a tous un passé. Oui, j’ai fait des mauvais choix mais je le redis, j’ai assumé, j’ai porté ma croix et payé ma dette à la société. Mais ceci dit, la société ne doit pas stigmatiser un ancien détenu car la repentance et la rédemption existent. On ne définit pas une personne juste par ce qu’elle a fait de négatif car, comme le dit Khalil Gibran, personne ne naît mauvais. Et moi, j’ai aussi fait des choses bien dans ma vie, j’ai fait du social toute seule et aidé des personnes, par exemple à Roches-Bois et Sainte-Croix. Depuis que j’ai été en âge de comprendre et d’avoir mon propre jugement, j’ai essayé de vivre le plus correctement possible au quotidien en me disant que faire le bien est beaucoup plus gratifiant. Et ce fut un accomplissement personnel pour moi. Vous savez, d’avoir été ainsi exposée durant la dernière campagne électorale a été très éprouvant pour moi. Pendant cette période, j’évitais de sortir, à tort peut-être, pour ne pas affronter les regards et les commentaires des gens. Je me suis vraiment sentie comme une victime collatérale de ces élections car, en plus, j’ai eu des menaces et on m’a mis une pression intolérable. Et une fois de plus, je me suis demandée comment j’avais fait pour me retrouver dans une telle situation, pour que mon nom soit cité aux meetings alors que mon affaire remontait à tant d’années et que j’avais déjà effectué mes peines ; ce qui implique donc que je ne suis redevable de rien envers personne. Malheureusement, cette campagne m’a été très préjudiciable, mais je ne développerai pas plus car il y a une action en justice. Aujourd’hui, je peux dire que cela m’a pris du temps mais que j’ai surmonté ces désastres. Et comme je suis de nature positive et fonceuse, je veux croire en un nouveau départ dans ma vie, et comme le dit si bien Sigmund Freud : “Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.” J’essaie de tirer des leçons du passé.»
Un nouveau départ : «Rouvrir mon cabinet maintenant, après toutes ces années, a été comme un déclic pour moi. Un matin, je faisais de la marche quand, d’un coup, l'idée m’est venue et j’ai su que c’était le bon moment de revenir, comme on dit ! Je crois être passée par tout ce que je devais et pouvais passer dans ma vie pour faire les choses sereinement et avec sagesse aujourd’hui... Car je n’avais pas la sagesse avant, je voulais tout faire trop vite. Mais maintenant, j’apprends à fonctionner avec patience, je ne force pas. Me relever n’a pas été une mince affaire. On passe par toutes les étapes possibles : la colère contre soi-même, la culpabilité malgré tout, la frustration, le découragement, la résilience et même un sentiment d’injustice, d’avoir été trop naïve en ne regardant que les bons côtés des gens et des choses... Comme Pangloss dans Candide de Voltaire, qui pensait et disait que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Pour résumer, je suis passée par l’enfer, me demandant si j’allais un jour renaître de cette histoire. À présent, je veux me tourner vers l’avenir, qui, je l’espère, sera radieux, je veux être au sommet à nouveau et, surtout, me racheter une conduite pour mon fils, mes parents et ma sœur.»
Autour de mon cabinet : «Les services que nous proposons au cabinet avec mon équipe sont un programme de perte de poids avec des produits haut de gamme hyperprotéinés et un suivi jusqu’à la stabilisation. Comme dans le passé, je travaille avec les produits Herbalife dont je possède la licence. Il faut préciser qu’Herbalife est un groupe américain et qu’il est le leader mondial des produits de la perte de poids et de la remise en forme. Petite parenthèse, c’est Cristiano Ronaldo qui est sponsor et représentant d’Herbalife. Ces produits sont efficaces et ont aidé des millions de consommateurs à travers le monde à atteindre leurs objectifs nutritionnels. Concrètement, on prend la poudre de protéines Herbalife, qui se présente sous forme de shake, comme substitut de repas et cela apporte tous les nutriments dont le corps a besoin sans qu'on ait de carences. S’agissant des résultats, on estime qu’une perte de poids saine et durable dans le temps se situe entre 2 et 4 kilos, voire 5 pour les plus motivés, par mois. Je précise que lorsque vous prenez un rendez-vous au cabinet, avant d’établir un programme de perte de poids personnalisé, on fait un bilan de santé complet et aussi sur les habitudes alimentaires de la personne. Une fois le programme défini, on assure un suivi chaque semaine, qui est gratuit, jusqu’à la stabilisation complète. La grande ouverture du cabinet se fera le lundi 2 mars à Arcade Ellapen, Goodlands. Si quelqu’un veut un rendez-vous pour une consultation, il peut nous contacter sur My.T au 5533 6687 ou Emtel au 5980 4392. Nous serions ravis de vous accompagner tout au long de votre perte de poids. Je précise que le programme convient autant aux femmes qu’aux hommes.»
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