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La guerre en Iran : un conflit aux conséquences mondiales

14 mars 2026

Le conflit a déjà fait de nombreux morts et des dégâts conséquents, tout en affectant l’économie mondiale.

La guerre au Moyen-Orient est entrée dans sa deuxième semaine, avec de graves conséquences. Le conflit a déjà fait de nombreux morts en Iran, au Liban et en Israël. Et les prix du pétrole ont bondi, les marchés financiers sont instables et les routes maritimes sont menacées...

Les yeux du monde sont tournés vers le Moyen-Orient, où la guerre en Iran retient les attentions et fait trembler les fondements de l’économie mondiale. De nombreux pays retiennent leur souffle et suivent de près l’évolution de ce conflit aux conséquences mondiales.

Depuis le samedi 28 février, le Moyen-Orient se retrouve sous haute tension après que les États-Unis et Israël ont lancé une attaque contre l’Iran, en réponse à des attaques précédentes attribuées à Téhéran. Les raisons de cette guerre sont multifactorielles, mais elles sont principalement liées aux tensions régionales et aux différends sur le programme nucléaire iranien. L’attaque a provoqué des ripostes de l’Iran et de ses alliés, notamment le Hezbollah au Liban, qui ont lancé des missiles et des drones contre Israël et d'autres pays de la région.

En deux semaines, les choses ne se sont pas calmées, au contraire. Les frappes aériennes et les missiles continuent à pleuvoir à travers le Moyen-Orient, provoquant encore plus de dégâts considérables et des pertes humaines importantes. Avec ce conflit qui impacte directement plusieurs pays de cette zone, une menace plane aussi sur l'économie internationale. Les gouvernants et les investisseurs craignent la possibilité d’une guerre prolongée et des retombées dévastatrices. Le prix du pétrole s’est d'ailleurs envolé, les indices boursiers ont été en chute libre, et le monde du commerce est menacé, surtout en ce qui concerne le transport maritime.

Le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l’économie mondiale, qui relie le golfe Persique à l’océan Indien, est l’une des voies maritimes les plus importantes du monde, avec environ 20% du trafic pétrolier mondial qui y transite. Or, la situation en Iran a entraîné la fermeture du canal, bloquant des dizaines de bateaux.

Durant la semaine écoulée, plusieurs navires ont été la cible d’attaques aux alentours du détroit qui est désormais considéré comme une zone sous haute tension. Les compagnies maritimes sont ainsi contraintes de trouver des itinéraires alternatifs, ce qui entraîne des coûts supplémentaires et des retards. Les entreprises qui dépendent de ces cargaisons, notamment les raffineries et les industries pétrochimiques, sont également touchées.

Depuis deux semaines, suivant le conflit qui a éclaté, les nations du monde entier sont sur le pied de guerre. Les leaders mondiaux appellent à la retenue et à la désescalade. Les Nations Unies ont lancé un appel à la cessation immédiate des hostilités. «L’escalade militaire dans la région sape la paix et la sécurité internationale», a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. L’Union européenne a appelé à la retenue et à la désescalade, tandis que la Chine et la Russie ont exprimé leur préoccupation face à la situation. Les pays du Golfe, qui ont été touchés par les missiles iraniens, sont également inquiets de la possibilité d’une guerre régionale plus large. Cette guerre, qui est au cœur des préoccupations, a aussi un impact dévastateur sur l’industrie touristique, notamment dans les pays du Moyen-Orient. Les vols ont été annulés et de nombreux passagers souhaitant rentrer dans leur pays ont été bloqués. À Dubaï, par exemple, des milliers de touristes sont restés coincés, attendant désespérément un vol pour rentrer chez eux. La ville, qui était considérée comme un havre de paix, est aujourd’hui confrontée à une crise sans précédent. Les attaques iraniennes ont visé plusieurs zones, notamment l'hôtel The Palm et l’aéroport, provoquant des incendies et des dégâts.

«Un chamboulement»

Les autorités ont réagi rapidement, déployant des équipes de secours et des systèmes de défense aérienne pour protéger la population. Mais la vie quotidienne à Dubaï a été profondément bouleversée. Les écoles et les universités ont été fermées, les événements sportifs et culturels ont été annulés, et les entreprises ont recommandé le télétravail. L'une des conséquences majeures du conflit au Moyen-Orient reste les vols annulés et les passagers bloqués dans la zone concernée par la guerre en cours. Raouf Khodabaccus, un Mauricien qui se trouvait avec son épouse et sa sœur à Makka, dans l’Ouest de l’Arabie Saoudite, s’est retrouvé au cœur de ce problème d’absence de vol pour rentrer au pays, comme de nombreux ressortissants étrangers qui se sont aussi retrouvés dans la même situation. «C’est quand il y a eu le bombardement sur l’aéroport de Dubaï qu’il y a eu tout un chamboulement. Les vols avaient été annulés, ce qui a provoqué un grand stress pour ceux qui voyageaient et qui devaient rentrer dans leur pays. Avec ma famille, mon épouse et ma sœur, on s’est retrouvés un peu à l’abandon, ne sachant quoi faire. C’était compliqué de parler aux responsables sur place parce qu’il y avait une barrière de langue. Je parle ourdou et non arabe. Il y avait clairement un problème de communication. Même pour avoir accès à Internet c’était compliqué», nous raconte Raouf en revenant sur les péripéties qu’il a vécues avant de pouvoir rentrer au pays.

«Mes enfants à Maurice avaient aussi entamé des démarches auprès de la compagnie aérienne sur laquelle on voyageait, mais sans résultat. Et de notre côté aussi, les différentes démarches n’aboutissaient pas. À un moment, on a commencé à paniquer», poursuit notre compatriote qui dit être reconnaissant envers les autorités qui ont permis son retour alors que ses finances commençaient à faire défaut. «Riad Hullemuth, l’ambassadeur de la République de Maurice en Arabie saoudite, est venu nous voir là où on était pour essayer de nous aider. On a également été en contact avec Showkutally Soodhun qui nous avait proposé une solution. C’est finalement le député Eshan Juman, avec qui j’étais en contact, qui nous a proposé une solution nous permettant de rentrer au pays le 6 mars. C’était toute une expérience», conclut Raouf Khodabaccus, qui s’est retrouvé, comme plusieurs autres Mauriciens, à subir les conséquences directes de cette guerre aux conséquences mondiales.

«Avec ma famille, mon épouse et ma sœur, on s’est retrouvés un peu à l’abandon, ne sachant quoi faire», nous raconte le Mauricien Raouf Khodabaccus, qui, après avoir été bloqué à Makka, a pu rentrer au pays.

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