Retour aux sources : «J’ai pris pas mal de recul après les dernières élections générales. Petit à petit, j’ai découvert que la musique me manquait énormément après tout ce temps où j’avais été députée (NdlR : elle a été députée de la circonscription n˚14, Savanne–Rivière-Noire de 2019 à 2024). Puis, les choses ont bougé progressivement, il y a eu le single et le clip de To briz mo rev il y a deux mois, plusieurs concerts à La Réunion, des petits moments live aux côtés de plusieurs amis mauriciens, et maintenant, ce concert au MGI.»
Le concert : «On cherchait le bon timing pour proposer quelque chose aux Mauriciens. J'avais aussi besoin de me poser un peu. Et je voulais également inviter tous ces amis qui ont été à mes côtés au fil de ma carrière, et laisser Gérard Louis trouver un bon moment et une date finale, le temps que tout se mette en place. En fait, cela confirme que ma place est toujours dans la musique. Je retrouve cette énergie musicale que j’avais laissée de côté car j’étais tellement occupée – sans pour autant délaisser la musique, car elle était toujours vivante en moi, j’écoutais, je découvrais toujours. Et je retrouve ce plaisir de partager la scène et de chanter, à nouveau, devant un public.»

Le futur : «On verra comment les choses évoluent. Mais c’est clair que je retrouve avec aisance ma place dans la musique, car c’est mon premier amour. J’avoue que la radio me tente un peu aussi (rires). Mais je vais attendre, voir ce qui se passe. Pour le moment, je vais me consacrer entièrement à la musique, avec des prochains projets dont vous serez bientôt informé, et aussi le single qui est sorti et le concert au MGI.»
La politique : «Ouf, quel sujet ! C’était des années très enrichissantes, j’ai tellement appris. J’ai vu à quel point notre société peut être complexe, avec aussi beaucoup de souffrance et d’attentes. Plusieurs s’attendaient à ce que je fasse des miracles dans le secteur artistique, vu que moi-même j’étais artiste. Ce que je peux dire, c’est que j’ai parlé de toutes ces situations propres au secteur au Premier ministre et aux ministres concernés, et ils étaient tous très à l’écoute. La balle était dans leur camp.»