Ne parlez plus de Champions League, de Premier League ou de Liga. Pendant cinq semaines, des milliards d’êtres humains vont se glisser dans la peau d'entraîneurs, de footballeurs, d'arbitres et de commentateurs. Les vrais passionnés vont d'ailleurs en voir de toutes les couleurs face aux «experts» du ballon rond qui ne s’agitent que tous les quatre ans. Et pour cause : la planète va tourner au rythme de la 23e édition de la Coupe du monde de football, organisée par la FIFA. Cette fois-ci, le décor sera planté aux États-Unis, au Mexique et au Canada, avec la participation inédite de 48 pays. Qui dit plus de nations, dit forcément plus de matchs : un total de 104 rencontres étalées sur plus de quatre semaines.
La performance des stars sera scrutée à la loupe après une longue et éreintante saison de football avec leur club respectif. Sans oublier que nous allons certainement assister à la toute dernière Coupe du monde de légendes comme Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou Luka Modric. Il faudra donc être un véritable mordu du ballon rond pour tout visionner. Surtout ici, à Maurice, où décalage horaire oblige, les coups d'envoi résonneront tard en soirée ou aux petites heures du matin. Entre la couette et les crampons, le choix sera cornélien. À moins d'épuiser tout votre solde de congés payés... mais on ne vous a rien dit !
Les conversations vont inévitablement s’articuler autour de cette grande fête, en espérant que le sport en sorte grand vainqueur. Le contexte international, entre tensions géopolitiques et crises sanitaires latentes, plane toujours comme une menace, prête à tacler l'événement à tout moment. Souhaitons que la politique reste sur la touche, un peu comme au Qatar en 2022 où, malgré la paranoïa et les critiques pré-tournoi, le pays hôte avait réussi son pari avec brio.
Au-delà des polémiques, c’est la magie du terrain qui doit reprendre ses droits. Qu'y a-t-il de plus beau, après tout, que de voir débarquer de parfaits néophytes comme Curaçao ou le Cap-Vert venus bousculer les géants de ce monde ? On a déjà hâte de voir si l'Argentine de Messi saura garder sa couronne, si la France de Deschamps s'offrira un dernier baroud d'honneur étoilé, ou si l'Angleterre va (enfin) ramener la coupe à la maison.
Alors, préparez le café, réglez vos réveils et prévenez vos patrons : pendant un mois, Maurice va vivre en mode «sommeil léger et émotions fortes». Que le spectacle commence, et tant pis pour les cernes sous les yeux au bureau le lendemain. Bonne Coupe du monde sous la couette (ou devant l'écran) !