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17 janvier 2026 10:24
À Sainte-Croix, les membres du 22nd Port-Louis Scout Group ont choisi de célébrer Noël autrement. En lieu et place des cadeaux et des festins, ces jeunes ont offert à leur communauté un jardin endémique, symbole d’engagement citoyen, d’éducation environnementale et d’espoir collectif.
Ils ont choisi de vivre Noël autrement que dans l’échange de cadeaux et les traditionnels repas en famille. Les membres du 22nd Port-Louis Scout Group ont relevé le pari d’insuffler un esprit de partage et de responsabilité environnementale au cœur de la communauté de Sainte-Croix. Leur engagement s’est concrétisé par la création d’un jardin endémique, aménagé dans la cour du centre municipal Renai Chance.
Baptisé Baden Powell Endemic Garden, ce projet a bénéficié d’un soutien financier et technique du Pan Africa Youth Leadership Program, un programme d’échange américain appuyé par le Département d’État des États-Unis. Le jardin a été inauguré le 22 décembre dernier en présence de Beth Creason, Public Affairs Officer à l’ambassade des États-Unis, de Giovanni Laclé, adjoint au Lord-maire, et de Frédéric Speville, conseiller municipal.
Dès l’entrée, le visiteur est accueilli par un mur fraîchement repeint ouvrant sur un parcours verdoyant rassemblant une quinzaine de plantes endémiques. Des espèces emblématiques telles que le Trochetia, fleur nationale de Maurice, ou encore le lys du pays, aux fleurs blanches d’une élégante singularité, côtoient des variétés plus discrètes mais tout aussi remarquables. Le bois de rat, notamment, attire l’attention par ses feuilles vertes ponctuées de taches naturellement colorées, offrant un contraste visuel saisissant.
Conçu comme un espace pédagogique accessible à tous, le jardin se visite librement, sans guide. Chaque plante est accompagnée d’une plaque mentionnant son nom scientifique et son appellation locale, ainsi que d’un QR code. Un simple scan permet d’accéder à une fiche descriptive détaillée, comprenant une photo de la plante à maturité, une présentation claire et ses usages traditionnels.
Tout au long du parcours, une plaque commémorative témoigne de l’investissement, de la rigueur et de la persévérance des jeunes scouts. Le projet est l’aboutissement d’un processus de formation complet, incluant notamment une visite au Heritage Marine Education Centre, destinée à mieux comprendre l’interconnexion des écosystèmes, ainsi que plusieurs ateliers techniques consacrés à l’entretien et à la préservation des plantes. Pour Beth Creason, cette initiative revêt une portée symbolique forte. «Ce projet illustre concrètement notre engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes», a-t-elle souligné. De son côté, Giovanni Laclé a réaffirmé sa volonté de soutenir davantage ce type d’initiatives collectives à l’avenir.
Au-delà de son ancrage dans les valeurs du scoutisme, où le respect de la nature constitue un pilier fondamental, le Baden Powell Endemic Garden démontre qu’il est possible de concilier éducation, technologie et protection de l’environnement. Plus qu’un simple jardin, ce lieu se veut un message d’espérance : durant la période festive, offrir de son temps et s’engager collectivement apparaît, sans conteste, comme le plus précieux des cadeaux pour l’avenir.
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