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Le cadavre et l’homme du futur

18 avril 2026

Cette semaine, place à de l’horreur égyptienne décomplexée et à une histoire bizarre dans un restaurant. Bref, deux étrangetés à découvrir…

«Le réveil de la momie» : sauvez la jeune fille du mal

Ah, quel plaisir de découvrir l’Égypte ! Sauf que parfois, l’aventure peut tourner court. C’est le cas dans ce film où une petite fille est retrouvée dans le désert après avoir disparu pendant des années. Ses parents sont d’abord soulagés, mais l’horreur reprend vite le dessus : l’enfant semble atteinte d’un mal mystérieux qui la ronge et menace de la transformer en une sorte de momie, voire pire. Une course contre la montre s’engage alors pour comprendre et éradiquer ce maléfice…

Le réalisateur Lee Cronin nous invite à une nouvelle virée des plus sombres. Après le remuant et sanglant Evil Dead Rise, qui avait révélé son talent pour le genre horrifique, il confirme son style avec ce Réveil de la momie. Attention, ce film n’a rien à voir avec l’aventure familiale portée par Brendan Fraser ou la version avec Tom Cruise : on nage ici en plein cauchemar. Entre des parents désemparés et un mal organique qui donne des sueurs froides, le film regorge de trouvailles visuelles capables de vous retourner l’estomac. Bref, il y a de quoi vous faire rendre votre déjeuner ou vous faire regretter d'avoir mangé du pop-corn. Mais au fond, n’est-ce pas ce qu’on attend d’un bon film d’horreur ?

«Good luck Have fun Don’t die» : clients de resto sauveurs du monde

Imaginez : vous êtes attablé dans un restaurant bon marché un peu miteux. Soudain, un homme entre en scène. Il a l’air d’un vagabond, d’un clochard, et il tient un détonateur à la main ! L’inconnu hurle alors qu’il vient du futur. Plus fou encore : il prétend avoir remonté le temps plus d’une centaine de fois pour empêcher la fin du monde ; une apocalypse causée par une IA. Il annonce qu’il va recruter les clients du restaurant pour sauver l’humanité. L’homme semble totalement fou... mais s’il disait vrai ?Gore Verbinski, principalement connu pour avoir réalisé les trois premiers volets de Pirates des Caraïbes, se consacre depuis quelques années à des projets plus modestes mais passionnants. On le sent encore un peu amer après l’avortement de son adaptation du jeu vidéo BioShock, mais après le sympathique A Cure for Life, le voici de retour avec cette curieuse histoire de voyage dans le temps.

Le film se veut très décalé, quelque part entre la boucle temporelle d’un Un jour sans fin et la démesure dingue d’un Terry Gilliam. Et malgré ses défauts, Good luck Have fun Don’t die fait du bien : c’est une œuvre qui multiplie les idées, se veut originale et, au final, s’avère très ambitieuse.

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