Les autorités enclenchent aujourd’hui les démarches pour le rapatriement du corps de Ras Natty Baby dans les plus brefs délais. Le chanteur, de son vrai nom Joseph Nicolas Eimilien, 72 ans, est décédé dimanche après-midi après avoir été admis en soins intensifs suite à une opération cardiaque délicate. Alors qu’un appel à la solidarité avait été lancé pour rapatrier le corps du chanteur, le gouvernement a décidé de prendre sous sa responsabilité tous les frais liés à ces procédures. C’est ce qui a été annoncé hier par le ministre de la Santé, Anil Bachoo et la junior minister des Arts et de la Culture, Véronique Leu-Govind, lors d’un point de presse. Si le ministère assurera la liaison avec les autorités indiennes, il faudra cependant attendre le prochain vol en provenance de Delhi qui arrive à Maurice chaque jeudi.
En attendant, les hommages continuent de pleuvoir après la disparition de cette figure incontournable du seggae. Le ministre des Arts et de la Culture, Mahendra Gondeea, a salué la mémoire de cet artiste qui a marqué la scène musicale locale, affirmant qu’un hommage national était déjà prévu avant son décès. Une cérémonie est prévue le mois prochain et Ras Natty Baby devrait recevoir sa distinction à titre posthume.
Le Premier ministre a lui aussi tenu à rendre hommage à l’artiste. Dans un message, posté sur sa page Facebook, Navin Ramgoolam a souligné la force de Ras Natty Baby : «Je garde en mémoire notre échange du 8 avril dernier, alors qu’il était à l’hôpital. Malgré la souffrance, il dégageait une force et une sérénité rare. Ras Natty Baby était bien plus qu’un artiste. Il était une voix, une conscience, un symbole de paix, de résilience et d’unité. À travers sa musique et ses convictions, il a marqué toute une génération et continuera d’inspirer longtemps encore».