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Après plus de 300 jours de détention

Mamy Ravatomanga fixé sur sa demande de libération sous caution le 12 octobre

17 septembre 2026

Après plusieurs semaines de débats devant la Bail and Remand Court (BRC), il devra encore patienter. Le magistrat Mohammad Ilfaaz Farook Nathire rendra sa décision sur sa demande de remise en liberté sous caution le 12 octobre prochain.

Depuis sa cellule à la prison de haute sécurité de Melrose, Mamy Ravatomanga s’était adressé par visioconférence à la BRC, le 9 septembre, lors de l’audience consacrée à sa demande de remise en liberté sous caution. Face à la Cour, il a rejeté les accusations portées contre lui par la Financial Crimes Commission (FCC).

Le ressortissant malgache s’est présenté comme «un investisseur et non un criminel» et a affirmé être victime d’une «vendetta politique». Il a également insisté sur ses liens avec Maurice, affirmant entretenir des relations bancaires dans le pays depuis plus de 30 ans.

Pour convaincre la cour qu’il ne représente pas un risque de fuite, Mamy Ravatomanga s’est engagé à respecter toutes les conditions qui pourraient lui être imposées en cas de libération. Il a notamment assuré qu’il resterait à Maurice et se présenterait devant la justice chaque fois que cela lui serait demandé. Il a également indiqué avoir demandé à sa fille de remettre ses passeports aux autorités mauriciennes. Il a, par ailleurs, rappelé n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation pénale.

Son état de santé a également été évoqué devant la cour. Mamy Ravatomanga affirme souffrir notamment d’une artère totalement obstruée, de diabète, d’hypertension et de cholestérol. Selon lui, les soins disponibles en détention ne seraient pas adaptés à son état.

Sa fille Lovanaina Ravatomanga a, pour sa part, indiqué qu’en cas de libération, son père résiderait chez elle, à Hillside, Belle-Vue-Harel. Elle a elle aussi évoqué une «vendetta politique».

Les débats ont finalement pris fin le 10 septembre après les plaidoiries des avocats des deux parties. Après avoir entendu les différents témoignages et arguments présentés devant lui, le magistrat de la BRC a réservé sa décision. Il rendra son ruling le 12 octobre. D’ici là, Mamy Ravatomanga demeure en détention à la prison de Melrose, alors que cette affaire continue de retenir l’attention à Maurice comme à Madagascar.

Nasser Bheeky et Pravind Jugnauth font monter la pression

L’affaire Mamy Ravatomanga prend une nouvelle tournure avec les allégations contenues dans l’affidavit juré par Nasser Bheeky ainsi que les dénonciations de Pravind Jugnauth lors du congrès du MSM à Grand-Bois le vendredi 11 septembre. Bheeky affirme avoir alerté les autorités au sujet d’un présumé trafic d’influence entourant l’homme d’affaires malgache et évoque des demandes financières considérables, dont le montant de Rs 350 millions. Une bande sonore fait le buzz sur les réseaux sociaux à ce sujet. Bheeky a remis ces nouveaux éléments aux enquêteurs de la Financial Crimes Commission. À Grand-Bois, Pravind Jugnauth a repris ces allégations et demandé des explications sur plusieurs aspects du dossier, notamment les circonstances entourant l’arrivée de Ravatomanga à Maurice et les transactions financières évoquées. L’ancien Premier ministre soutient que les révélations de Bheeky soulèvent de graves questions sur d’éventuelles tentatives d’influence. Ces accusations restent, à ce stade, des allégations qui devront être vérifiées.

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