Ce rapport comprend trois axes majeurs de la réforme proposée autour du cannabis : la dépénalisation (des sanctions et peines de prison plus légères pour les consommateurs, par exemple), la légalisation (le cannabis devient légal dans un cadre structuré et encadré) et la décriminalisation (le cannabis n’est plus lié à des délits criminels ; donc pas de prison pour les usagers).
Après cette présentation, les deux représentants de la NADC se sont dit «satisfaits» des échanges avec le Premier ministre. Kunal Naik a déclaré aux médias que «(…) c’est un rapport qui prend en compte tout l’aspect scientifique de toutes ces questions que l’on se pose autour du cannabis».
Le Premier ministre a, pour sa part, posté un reel sur cette rencontre sur sa page facebook, en soulignant que le rapport sera examiné par la National Drug Control Commission avant d’être soumis au Conseil des ministres. Il a ajouté : «Nous nous engageons à apporter des réponses efficaces et durables au problème multidimensionnel qu’est la drogue.»
Et maintenant ? Du côté de la NADC, le Media and Communication Officer Amrish Bucktowarsing nous confie : «Maintenant, la balle est dans le camp du Premier ministre concernant ce rapport. Mais il faut aussi comprendre que la NADC a d’autres attributions, et le récent rapport soumis au Premier ministre n’est pas notre unique travail. Nous allons donc continuer à travailler sur les autres objectifs de la NADC, notamment la coordination des stakeholders et des ministères, autour de notre Master Plan qui s’étend jusqu’à 2030.» Un Master Plan approuvé par le Premier ministre le 23 avril dernier, avec pas moins de 12 ministères concernés par le problème de la drogue.