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Renata Nanette 

Mon aventure féminine dans l’audiovisuel

7 mars 2026

Elle a fait de sa féminité une force dans un secteur principalement occupé par des hommes.

C'est un secteur où on voit, le plus souvent, des hommes mettre la main à la pâte. Pourtant, il y a toujours de jolis éclats féminins ici et là, comme avec cette vidéographe qui officie chez Circus Advertising. Un parcours qui cadre tellement bien avec la Journée internationale des droits des femmes, observée en ce 8 mars.

La tête remplie d'images. L’œil à l’affût pour trouver le bon montage. Et les oreilles aux aguets pour capter le bon son. Bienvenue dans l’univers de Renata Nanette, une Rodriguaise de 28 ans, qui évolue depuis six ans dans le domaine de l’audiovisuel. Il y a un an, elle a rejoint l’équipe de Circus Advertising en tant que Junior Videographer ; «un rêve devenu réalité», avoue-t-elle. Récemment, elle a participé à beaucoup de projets de la fameuse boîte de pub, notamment la série Newsmakers, qui mettait en lumière les figures de la presse mauricienne. On ne la voit pas forcément à l’écran, mais elle fait bien partie de la chaîne.

Des journées à filmer, à monter les images, le son, à rendre les vidéos dynamiques, entraînantes ; tout un programme pour notre vidéographe. La faute à qui ? À quoi ? C’est le film Le Diable s’habille en Prada, dit-elle, qui a tout déclenché : «Ce film m’a donné envie de devenir rédactrice en chef d’un magazine. En grandissant, j’ai eu quelques difficultés à m’exprimer verbalement, mais l’écriture est rapidement devenue mon moyen d’expression. Puis, la photographie et la vidéo ont changé la donne pour moi. Les images sont devenues mon langage.»

Et comment trouve-t-elle sa place dans ce secteur occupé principalement par des hommes ? «Dans l’audiovisuel, personne ne trouve sa place, on se la crée. Ce domaine est un peu comme l’entrepreneuriat ou le business : être bon ne suffit pas, il faut être visible. Dans mes expériences en Chine, à Rodrigues et à Maurice (voir son parcours plus loin), j’ai observé que le fait d’être une femme dans un milieu majoritairement masculin pouvait, en réalité, être un avantage. Lorsqu'on fait partie de la minorité, on se fait remarquer plus facilement. Bien sûr, il est essentiel de faire bonne impression, de bien s’entendre avec ses collègues et de faire preuve de professionnalisme, mais déjà, le fait d’être une femme dans ce milieu constitue une victoire en soi.»

Elle reconnaît cependant qu'il est parfois challenging d’être une femme dans ce domaine : «L’une des difficultés auxquelles j'ai dû faire face, c'est d’avoir mes règles pendant les tournages. Cela a parfois été un problème, surtout lorsque je devais me changer ou faire face aux douleurs. Je trouve qu’il est crucial de communiquer ouvertement avec son équipe dans ces moments-là. Même lorsqu’on travaille en solo, il ne faut pas avoir honte ou hésiter à parler de ces sujets. Pour ma part, j’ai toujours eu la chance de bénéficier du soutien de mes collègues à ce sujet.»

En ce 8 mars, Renata a un joli message à passer : «Je souhaite que nous, femmes, puissions être pleinement nous-mêmes, sans peur ni honte. Il est important de ne pas se limiter à des rôles de femme, d’épouse, de mère ou d’employée, mais de nous affirmer dans notre individualité, telles que nous sommes réellement (…) Tout commence par soi-même. Il est essentiel de s’aimer, de se respecter et de se valoriser avant tout. Ce que l’on porte à l’intérieur se reflète naturellement à l’extérieur et s’impose plus facilement dans le monde.»

Sacré parcours en tout cas pour la vidéaste originaire de Rodrigues : après ses études secondaires dans la filière littéraire, elle s'est rendue en Chine pour faire une licence à la Xi’an Jiatong-Liverpool University, où elle a été formée par des professionnels européens et chinois. «Ils m'ont permis de découvrir diverses réalités de ce domaine à travers des cultures variées», confie-t-elle. Après ses études, elle est rentrée à Rodrigues pour bosser en freelance dans l’événementiel pour la petite boîte Sakouye Prodiksyon, où elle en a appris davantage sur le marketing et la publicité. Voulant approfondir ses connaissances dans ces deux secteurs, elle a pris l’avion pour venir poser ses valises chez nous. La suite, vous la connaissez…

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