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21 février 2026 18:31
Elle aurait utilisé TikTok pour escroquer des gens via des annonces alléchantes et depuis octobre 2025, les plaintes n'en finissent pas de tomber contre elle. Alors qu'elle se trouve déjà en détention après son arrestation le 27 janvier suivant plusieurs accusations d'arnaque, cette jeune femme de 24 ans se retrouve face à une nouvelle allégation.
Elle est considérée par la police comme une arnaqueuse en série. Pour cause, les accusations pleuvent contre Bibi Farheen Joutons, une habitante de Dagotière âgée de 24 ans. Elle a été arrêtée le 27 janvier pour escroquerie et fraude électronique après que plusieurs plaintes ont été consignées contre elle entre octobre 2025 et janvier 2026 pour des cas d'arnaques présumées sur TikTok. Et voilà qu'il y a quelques jours, soit le 14 février, une nouvelle plainte s'est ajoutée au lot.
Un retraité de 65 ans, habitant Bain-Bœuf, a fait une déposition au poste de police de Grand-Baie dans laquelle il explique avoir vu une annonce sur TikTok proposant des climatiseurs à des prix attractifs au nom d’une compagnie. Après avoir pris contact via WhatsApp, il a effectué un premier paiement de Rs 10 295 par application mobile pour l’achat d’un climatiseur.
Le même jour, on lui a annoncé que ce modèle n’était plus disponible et qu’il devait payer un supplément de Rs 6 000 pour un autre modèle. Il a accepté et effectué le second paiement. La livraison promise n’a jamais eu lieu et ses appels sont restés sans réponse. Il estime avoir été escroqué de Rs 16 295.
Encore une fois, la police est remontée jusqu'à Bibi Farhenn Joutons qui a dû repasser en cour sous une nouvelle accusation d'escroquerie et de fraude électronique. Selon l’enquête policière, le mode opératoire de cette arnaqueuse présumée était bien rodé. Des annonces publiées sur TikTok faisaient la promotion de meubles, de climatiseurs ou d’articles sanitaires à des prix très attractifs. Les clients étaient invitées à verser la totalité du montant avant livraison, soit par virement bancaire, soit via des applications de paiement mobile sur des comptes enregistrés au nom de la suspecte.
Après paiement, les livraisons étaient sans cesse reportées ou annulées, et les acheteurs ne parvenaient plus à contacter leurs interlocuteurs. Certaines enseignes mentionnées se sont révélées inexistantes. Lors de son interrogatoire par la CID de Grand-Baie le 14 février, la suspecte a une fois de plus nié avoir directement escroqué les plaignants, mais a reconnu avoir utilisé une partie de l’argent, soit une somme de Rs 2 000 dans l’un des cas.
Elle a affirmé avoir donné l’accès à son compte bancaire et à son application de paiement à un habitant de Rose-Belle, plus connu sous le sobriquet d’«Arab», qu’elle présente comme l’auteur des arnaques. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte de cette affaire et d'identifier d’éventuels complices.
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