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Rentrée parlementaire

Paul Bérenger aux abonnés absents

17 mars 2026

Chagos, la guerre du Moyen-Orient, l’approvisionnement en produits pétroliers et énergétiques, ainsi que l’économie : plusieurs dossiers brûlants sont à l’agenda de cette rentrée parlementaire. Après trois mois de vacances, l’Assemblée nationale reprend aujourd’hui, mardi 17 mars, ses activités avec plusieurs débats d’importance nationale à l’ordre du jour. Plusieurs questions parlementaires concernent notamment le traité Chagos, la police et la sécurité, les drogues synthétiques, la géopolitique et l’économie, entre autres.

Cette reprise se fait cependant dans un contexte politique particulièrement fragile et instable. À l’issue du Bureau politique du MMM, événement sur lequel tous les regards étaient tournés hier, après les propos ambigus de Paul Bérenger, qui avait promis de faire des révélations après les célébrations du 12 mars, le leader des Mauves a annoncé qu’il ne serait pas présent à la rentrée parlementaire.

«Je ne serai pas au Parlement demain. Ceux qui veulent partir peuvent le faire. Chacun devra assumer ses responsabilités. Je verrai demain si je dois démissionner de mon poste de vice-Premier ministre. Ma décision est prise, mais j’annoncerai les détails de sa mise en œuvre.»

Plus tôt dans la journée, une rencontre avait eu lieu entre lui et Navin Ramgoolam afin d’aplanir les tensions, mais il semblerait que les discussions n’aient pas permis de désamorcer la crise. Paul Bérenger, qui a affirmé que sa décision était prise, attend le Comité central du MMM prévu ce mercredi à 15h30 pour donner plus de précisions sur la suite des événements.

Son absence au Parlement laisse peu de doute sur la solidité de l’alliance gouvernementale et sur l’avenir de l’équilibre politique au sein de l’exécutif. Depuis plusieurs mois déjà, un malaise persiste. Paul Bérenger affirme que plusieurs décisions et orientations au sein du gouvernement le dérangent.

«Si je dois choisir entre mon poste de VPM et le pays, je choisirai le pays. Si je dois choisir entre mon pays et mon parti, je choisirai mon pays», a-t-il déclaré hier. Finira-t-il par claquer la porte ? Qui le suivra ? Comment se redessinera le gouvernement après cela ? Les interrogations sont nombreuses, et les prochains jours s’annoncent décisifs.

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