Le Fron militan progresis (FMP) a tenu une conférence de presse ce samedi 17 octobre. À cette occasion, le leader du mouvement a appelé le commissaire de police à agir pour redorer l’image et restaurer la crédibilité de la force policière. « Ziska prezan, okenn baron ladrog pa finn arete ek tradir devan lakour. Nou pou swiv sa tre pre dan bann zour a venir », a-t-il affirmé.
Le leader du FMP a également abordé le Police Amendment Bill ainsi que la proposition d’abaisser de 14 à 12 ans l’âge minimum de la responsabilité pénale. Il a plaidé pour une meilleure protection des jeunes en situation de vulnérabilité, estimant que toute modification législative doit respecter les engagements internationaux de Maurice. « Nous devons améliorer la situation des jeunes qui sont menacés. C’est cela que nous devons faire. Nous ne devons pas venir amender le Children’s Act en violation du droit international et des conventions des Nations unies que Maurice lui-même a ratifiées », a-t-il lancé.
Le leader du FMP a également appelé à protéger la population et les libertés fondamentales, affirmant que la situation dans le pays est préoccupante. « Zafer pa bon ditou dan pei ek sitiasion-la bien danzere », a-t-il déclaré. Selon lui, la population n’a plus confiance dans le gouvernement. Il a ainsi estimé que le départ de Navin Ramgoolam du poste de Premier ministre serait préférable pour le pays. « Plus tôt Navin Ramgoolam n’est plus Premier ministre, mieux c’est pour le pays », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le leader du FMP a salué le courage de Sydney Pierre à la suite de sa démission du Parti travailliste (PTr). Il a indiqué que la priorité du mouvement est désormais de préparer « l’après Ramgoolam ». Concernant la National Crime Agency (NCA), le FMP prend note de son passage en première et deuxième lecture mardi prochain. Le mouvement renouvelle toutefois sa proposition de remplacer la Financial Crimes Commission (FCC) par une nouvelle loi encadrant le contrôle de la police et prévoyant l’intégration d’une National Crime Agency adaptée au contexte mauricien. Il préconise également une étude approfondie du sujet au sein d’un Select Committee, qu’il considère comme un outil indispensable pour examiner la question.