Ne plus attendre dans l’incertitude lorsqu’un avis de pluies torrentielles est émis. Le gouvernement a approuvé ce vendredi lors du Conseil des ministres un Protocole national sur les fortes pluies et les pluies torrentielles, destiné à encadrer les décisions dans les secteurs public et privé lors d’épisodes météorologiques extrêmes. Une mesure présentée comme une avancée majeure pour la sécurité des travailleurs, une façon d’harmoniser les décisions et éviter les flottements observés lors de précédents épisodes de pluies torrentielles, où de nombreux salariés du privé s’étaient sentis lésés.
Ce nouveau cadre, qui entrera en vigueur après des amendements à la Workers’ Rights Act et à la National Disaster Risk Reduction and Management Act, précise désormais les responsabilités des employeurs, des services d’urgence et des établissements éducatifs en cas de mauvais temps.
Parmi les changements les plus importants : lorsqu’un avertissement de pluie torrentielle sera émis par la station météorologique de Maurice, les employés - sauf ceux des services d’urgence - ne devront plus se rendre au travail ni poursuivre leurs activités. Les employeurs auront l’obligation de libérer leurs salariés sans attendre une directive du National Crisis Committee (NCC).
En revanche, un simple avertissement de fortes pluies ne suspendra pas automatiquement les activités. Les employés devront continuer à travailler normalement jusqu’à une éventuelle décision du NCC demandant l’évacuation des lieux de travail ou invitant la population à rester à l’abri.
Le protocole prévoit aussi des règles plus strictes pour la reprise des activités. Les salariés ne pourront être appelés à retourner au travail qu’après une communication officielle du NCC confirmant que les déplacements peuvent se faire en toute sécurité. De plus, un employeur ne pourra exiger la présence d’un employé que si des moyens de transport sont disponibles ou si les transports publics fonctionnent entre le domicile et le lieu de travail.
Le ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, affirme que cette réforme vise à mettre fin à une forme de discrimination envers les travailleurs du privé lors des alertes météorologiques.