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Pride 2026 : ce que je souhaite à la communauté LGBTQIA+

17 juin 2026

La visibilité, la revendication et la célébration... À l’occasion de la Pride mauricienne, la communauté LGBTQIA+ célèbre sa visibilité tout en poursuivant son combat pour l’égalité des droits. Alors qu’OUT Moris a lancé sa campagne «Finn ariv ler» autour du mariage civil pour tous, des Mauriciens partagent leurs souhaits pour faire évoluer les mentalités.

Alisha Goburdhun : «Que notre société continue à évoluer dans le respect...»

«En cette période de Pride, je souhaite avant tout célébrer l’amour, la diversité et la force de notre communauté LGBTQIA+ mauricienne. Chaque avancée obtenue est le fruit du courage de celles et ceux qui ont osé être eux-mêmes et défendre leurs droits. Mon souhait est que chaque personne, peu importe son orientation sexuelle ou son identité de genre, puisse grandir et vivre à Maurice sans peur du rejet, de la discrimination ou du jugement. J’espère également que notre société continuera à évoluer dans le respect et la compréhension mutuelle, car nos différences ne nous divisent pas : elles enrichissent notre nation. À tous les membres de la communauté, je souhaite de continuer à briller, à aimer librement et à ne jamais douter de leur valeur.»

Fabien Fauzou : «Que notre pays continue d’avancer dans l’ouverture d’esprit»

«En tant que citoyen mauricien, je souhaite que notre pays continue d’avancer dans le respect, l’inclusion et l’ouverture d’esprit. Maurice est une société riche de sa diversité, et cette diversité doit continuer à être une force qui nous rassemble. Je souhaite à la communauté LGBTQIA+ d’avancer avec fierté, dignité et solidarité, tout en sachant qu’elle fait pleinement partie du tissu mauricien. Au-delà de nos différences, nous partageons les mêmes aspirations : vivre dans le respect, contribuer à notre pays et construire un avenir meilleur. Les réseaux sociaux nous donnent aujourd’hui une voix, mais ils ne devraient jamais devenir un espace où on rabaisse et où on juge les autres. Nous avons tous la responsabilité de promouvoir davantage de bienveillance et d’empathie. En tant que styliste et à travers mon engagement dans le concours de beauté, j’ai appris que l’authenticité, le respect et l’unité sont des valeurs universelles. Ne nous laissons pas diviser ou influencer par les débats politiques ; gardons l’humain au centre de nos priorités.»

Céline Roussety : «L’égalité des droits est avant tout une question de dignité...»

«Ce que je souhaite avant tout à la communauté LGBTQIA+ et à Maurice, c’est davantage d’ouverture d’esprit et moins de préjugés. Beaucoup de personnes pensent encore que demander l’égalité des droits revient à vouloir convaincre ou entraîner d’autres personnes à devenir LGBT. Pourtant, ce n’est ni une secte ni une religion. Personne n’est "recruté". Il s’agit simplement de sentiments, d’amour et de relations humaines. Lorsque nous demandons le droit au mariage, ce n’est pas une question de mode ou de symbole. Comme l’a souvent souligné Sandrine Julien, il s’agit aussi d’obtenir des protections légales essentielles : le partage des biens, la prise de décisions médicales, les démarches administratives ou encore les droits liés à la succession. Le pape François lui-même avait soutenu l’idée d’une protection juridique pour les couples de même sexe afin qu’ils soient couverts par la loi. À Maurice, certains couples vivent ensemble depuis 10, 20 ou même 30 ans. Pourtant, lorsqu’une maladie, un accident ou un décès survient, le.la partenaire peut se retrouver exclu.e des décisions importantes et impuissant.e face à la situation. Pour moi, l’égalité des droits est avant tout une question de dignité, de respect et d’humanité.»

Pliny Soocoormanee : «Nous ne demandons pas des droits particuliers mais les mêmes droits pour tous»

«La Marche de Fiertés est un moment pour célébrer le courage, la dignité et la diversité qui renforcent notre société. C’est aussi un rappel que le travail visant à atteindre une véritable égalité est loin d’être achevé. J’espère voir un avenir à Maurice où l’égalité ne sera pas simplement une aspiration, mais une réalité vécue par chaque citoyen. Cela implique notamment de faire en sorte que le mariage pour tous devienne une réalité, afin que tous les couples qui s’aiment et s’engagent l’un envers l’autre soient traités de manière égale devant la loi. Nous ne demandons pas des droits particuliers ; nous demandons simplement les mêmes droits pour tous.»

Nygel Evenor-Manoguy : «Chacun devrait être libre d’aimer sans avoir à se justifier»

«Je souhaite à toute la communauté LGBTQIA+ de vivre dans un monde où chacun est respecté, en sécurité et libre d’être lui-même, sans avoir à subir de discrimination. J’espère que nous continuerons à nous soutenir les uns les autres et à construire une société plus juste et bienveillante. À celles et ceux qui traversent des périodes difficiles, souvenez-vous que vous n’êtes pas seuls. Une communauté entière vous accueille, vous soutient et se mobilise pour vos droits. Pendant le Mois des Fiertés et tout au long de l’année, soyez fiers de qui vous êtes, du chemin que vous avez parcouru et de la personne que vous devenez. Personne ne sait de quoi demain sera fait. Votre propre enfant pourrait être gay, bi ou trans. Comment réagiriez-vous ? Derrière chaque identité, il y a un être humain avec des émotions, des rêves et des difficultés. Tout comme personne n’aime être jugé, insulté ou harcelé, les personnes LGBTQIA+ ne méritent ni rejet ni mépris. Nous ne choisissons pas notre apparence, notre orientation sexuelle ou notre identité de genre. Que l’on soit mince ou rond, hétéro, gay, bi ou trans, nous avons tous la même valeur et méritons le même respect. Chacun devrait être libre d’aimer sans avoir à se justifier. Les convictions religieuses font partie de la vie de nombreuses personnes, mais elles ne devraient jamais servir à exclure, humilier ou discriminer autrui.»

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