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Menaces contre le patron de la Financial Crimes Commission

Sanjay Dawoodarry : «La panique s’installe chez les barons de la drogue»

18 mars 2026

Visé par de graves menaces, Sanjay Dawoodarry directeur général par intérim de la Financial Crimes Commission, assure que l’organisme ne cédera pas aux tentatives d’intimidation et poursuivra sans relâche son combat contre le narcotrafic et les crimes financiers.

Les menaces ne feront pas reculer la Financial Crimes Commission (FCC). Bien au contraire. Son directeur général par intérim, Sanjay Dawoodarry, affirme que les tentatives d’intimidation contre son équipe et lui ne font que renforcer la détermination de l’institution dans sa lutte contre le narcotrafic et les crimes financiers.

Ce vendredi 13 mars, Sanjay Dawoodarry est sorti de son silence dans un communiqué officiel après avoir reçu des menaces graves visant sa sécurité personnelle ainsi que celle de son équipe. Une plainte officielle a été consignée à la police à cet effet et les autorités ont assuré que les auteurs de ces menaces feront l’objet d’une enquête.

Selon Sanjay Dawoodarry, ces avertissements seraient liés aux récentes opérations menées par l’organisme contre des réseaux et pratiques illégales. «Le timing n’est pas anodin. Cela prouve que le travail abattu par la FCC au cours des derniers mois porte ses fruits. C’est une preuve que la panique s’installe chez les barons de la drogue.»

Mais pour le patron de l’institution, il n’est pas question de céder à la pression. «Les intimidations et les tentatives de pression contre moi et mon équipe ne feront que renforcer notre détermination. Si certains espéraient nous faire reculer, ils se trompent. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes résolus à agir, à intensifier nos efforts et à poursuivre notre travail avec encore plus de rigueur.»

Depuis quelque temps, la FCC multiplie les actions visant à renforcer l’État de droit et à lutter contre des activités portant atteinte à l’intérêt public. Ces opérations, menées dans le strict respect de la loi, s’inscrivent dans une stratégie claire : protéger les citoyens, préserver l’intégrité des institutions et envoyer un message ferme à ceux qui pensent pouvoir agir en toute impunité. Face aux menaces, le directeur général par intérim insiste : l’action publique ne peut être dictée par la peur.

«Je tiens à saluer toute l’équipe de la FCC pour le travail phénoménal qu’elle réalise au quotidien. Nous ne cédons ni à la peur ni à la pression. Je remercie aussi la Mauritius Police Force, notamment l’ADSU, ainsi que les lanceurs d’alerte. La guerre contre la corruption et les barons de la drogue est une mission collective et citoyenne», souligne le patron de la FCC.

Blanchiment d’argent : Louis Pascale Ghurboo reste en cellule

Arrêté dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent, Louis Pascale Ghurboo, 44 ans, a été maintenu en détention après que la Financial Crimes Commission a objecté à sa remise en liberté sous caution. Cet habitant de Résidence Barkly a été maintenu en détention policière après son arrestation le 11 mars sous une accusation provisoire de blanchiment d’argent. La FCC s’est opposée à sa remise en liberté sous caution lors de sa comparution en cour. Il a été remanded to police cell pour une durée d’une semaine. Warren Ghurboo a, quant à lui, retrouvé la liberté sous caution le 11 mars.

L'arrestation des deux hommes fait suite à une opération conjointe menée à Résidence Barkly par la FCC et l’ADSU de la Western Division, visant des membres de la famille Ghurboo. L’intervention s’est déroulée sur deux volets. L’ADSU s’est concentrée sur une enquête liée au trafic de drogue, tandis que la FCC menait des investigations portant sur des soupçons de blanchiment d’argent. Au cours de cette opération, les autorités ont procédé à plusieurs saisies importantes.

Sur place, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs véhicules, dont un tracteur, des voitures, plusieurs motocyclettes ainsi qu’un quad bike. Une somme d’argent et des bijoux ont également été saisis. Ces biens pourraient indiquer un train de vie disproportionné par rapport aux revenus déclarés. L’objectif de cette intervention était de frapper les réseaux criminels en s’attaquant directement à leurs avoirs et leurs moyens logistiques. Plusieurs membres de la famille Ghurboo font déjà l’objet d’enquêtes de la FCC pour des faits présumés de blanchiment d’argent.

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