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Bisnath Heerooa, 64 ans, toujours sous observation après l’attaque

Son frère Suraj arrêté, sa fille Shadah consigne une «precautionary measure»

11 avril 2026

Shadah est soulagée que ses démarches ont fini par aboutir.

La semaine écoulée a été des plus éprouvantes pour Shadah Heerooa. Dans la soirée du mardi 7 avril, son père Bisnath, âgé de 64 ans, a été victime d’une violente attaque au sabre en face de son domicile à Petit-Verger, Saint-Pierre ; des faits qui se sont produits sous ses yeux. «J’étais dans la voiture, sur le point de rentrer chez moi, lorsque je l’ai vu se faire agresser par son frère. C’est au moment où il refermait la porte derrière moi que mon oncle l’a attaqué», relate-t-elle, encore traumatisée. Malgré le choc, elle a su garder son sang froid et a pu conduire son père, qui se vidait de son sang, à clinique. Blessé au dos, à l’avant-bras et au doigt, il a dû subir une intervention chirurgicale le même soir. Le lendemain, de son lit d’hôpital, il a donné à la police de Saint-Pierre sa version des faits.

Deux jours après son agression, l’agresseur de son père n’avait toujours pas été appréhendé, ne laissant à Shadah autre choix que de solliciter l’aide de Me Anoup Goodary pour obtenir justice. Dans une correspondance adressée au Premier Ministre et au Commissaire de Police, ce jeudi 9 avril, elle a dit soupçonner une possible interférence dans l’enquête et réclamé l’intervention urgente des autorités. Le vendredi 10 avril, dans la matinée, c’est finalement accompagné de son homme de loi, Me Neelkanth Dulloo, que son oncle Suraj s’est livré à la police. Il fait l’objet d’une accusation provisoire d’agression préméditée.

Les soucis de Shadah ne se sont pas arrêtés là pour autant. En cherchant à consigner une precautionary measure le même jour, elle dit avoir dû faire face aux réticence d’un enquêteur pour prendre sa déposition. C’est finalement le samedi 11 avril, accompagnée de Me Anoup Goodary, que la plainte de la jeune femme a été enregistrée par l’Assistant Commissaire de Police (ACP) Gunga en bon et dû forme. «J’ai consigné ma plainte avec l’aide de mon homme de loi ; tout s’est bien passé», nous a-t-elle confié. Quant à son père, dit-elle, rassurée, «son état de santé continue de s’améliorer». Il reste, cependant, sous observation pour l’heure.

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