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Football : En quête de renaissance

25 octobre 2016

Curepipe Starlight SC, le pari de la jeunesse

 

Une équipe qui monte et qui descend en même temps. Le Curepipe Starlight SC (CSSC) a connu une saison particulière, avec d’un côté son équipe première qui est bottée hors de la Mauritius Barclays Premier Leagueaprès avoir terminé à la dernière place et de l’autre l’équipe junior qui est sacrée championne de Maurice dans sa catégorie. Ce paradoxe a servi d’inspiration aux dirigeants de l’équipe pour la saison à venir.

 

C’est donc en Division One que l’équipe première du CSSC au passé glorieux (quatre fois champion de Maurice et vainqueur de plusieurs trophées nationaux et des participations en Afrique) doit évoluer et a subi une cure de rajeunissement de l’effectif en puisant dans l’escouade junior. Une manière de reconstruire l’avenir en vue de retrouver l’élite dans un proche avenir tout en misant sur les jeunes, et en privilégiant les talents de la Ville Lumière. C’est sûr que les regards seront braqués sur la performance de l’équipe curepipienne car très peu de personne auraient parié que les Jaune et Bleu allaient être relégués, mais c’est une réalité qui sert de motivation pour relancer la machine tout en se reconcentrant vers les vraies valeurs du club.

 

«L’escouade est composée à 90 % de jeunes qui ont été sacrés champions de Maurice avec l’équipe junior lors de la dernière saison. Nous avons aussi recruté quelques jeunes issus des clubs régionaux de la ville et qui seront épaulés par un fidèle des fidèles du Curepipe Starlight SC, Yash Veeranah, qui sera le capitaine, fort de son expérience nationale et internationale. La descente nous a permis de retrouver les valeurs du travail et de l’humilité»,explique Rodney Penny, le nouveau Head of Football du CSSC pour succéder à Sarjoo Gowreesunkur.

 

C’est donc une escouade d’une vingtaine de joueurs qui a repris les chemins des entraînements depuis deux mois sous la supervision du nouvel entraîneur Twaleb Fatehmamode, qui en sus de sa forte expérience du haut niveau est actif dans le domaine de la formation. Il a comme assistant-entraîneur, Roddy Brelu-Brelu, qui avait mené les juniors du  CSSC au sacre. Ce club est un des rares à disposer d’une académie de football pour les jeunes pousses et d’une structure pour permettre aux concernés de gravir les échelons pour intégrer l’équipe première.

 

«Nous avons une équipe, tant chez les joueurs que chez le staff technique, attaché à 100 % aux valeurs du club, et qu’on retrouve dans chaque catégorie d’âge. Nous voulons vraiment devenir un modèle en termes de club régional qui mise sur les footballeurs de la région et la formation. C’est un signal fort que nous envoyons. D’ailleurs l’état d’esprit a changé entre la période où nous savions que nous allions descendre en division inférieure et le début de la saison, c’est comme la nuit et le jour», ajoute Rodney Penny, qui s’occupait auparavant de la formation des jeunes au Racing Club et qui s’occupe de l’académie de foot du CSSC.

 

Il se réjouit que l’ossature de l’équipe junior de la cuvée 2015/16 a accepté de relever le défi de ramener le CSSC chez l’élite. «Nous aurions pu recruter des joueurs à la chaîne rien que pour gagner le championnat pour monter en Premier League mais nous aurions commis les mêmes erreurs du passé.  Après un titre de champion de Maurice beaucoup de jeunes étaient très convoités avec à la clé une forte rémunération mais ils ont préféré rester avec nous. Notre descente est une occasion pour nous de remettre les pendules à l’heure pour redevenir l’équipe phare de la Ville Lumière en créant un sens d’appartenance auprès des Curepipiens. Ce n’est pas pour rien qu’on s’appelle le Curepipe Starlight SC»,martèle notre interlocuteur.

 

Est-ce à dire que le pari jeunesse du CSSC est une indication qu’il ne jouera pas le titre ? «La reconstruction et notre projet sportif demeurent notre priorité mais cela ne veut pas dire que nous n’avons pas d’ambition. La montée n’est pas une nécessité absolue mais tout compétiteur  veut gagner et c’est notre cas. L’objectif est bien sûr un retour chez l’élite mais on ne se met pas la pression en évitant de mettre la charrue avant le bœufs»répond le nouveau Head of Football du CSSC.

 

Cependant, celui-ci, s’attend à une rude compétition sur le terrain, et pense que ses protégés sont prêts pour y faire face. «Nous sommes en phase terminale de notre préparation et nous avons eu l’occasion d’affronter des équipes telles que l’AS Quatre-Bornes et Savanne SC et cela nous a permis de nous situer tout en les dominant pendant certaines phases de jeu. N’empêche que la D1 est plus compétitive que la Premier League avec huit équipes qui se tiennent de près. Donc si on veut monter chez l’élite il faudra vaincre tous les concurrents»,dit Rodney Penny.

 

Pour rappel, le Curepipe Starlight SC croisera le fer avec Port-Louis Black Horns lors de la première journée de la D1, qui devrait prendre son envol le 5 novembre.

 


 

 

AS Vacoas/Phoenix veut renaître de ses cendres

 

Une nouvelle saison qui engendre un nouvel espoir. Cet état d’esprit traduit les ambitions de l’Association Sportive Vacoas/Phoenix (ASVP) à l’aube de la saison 2016/17. Ce club, qui évolue en D1, était jadis un des clubs les plus en vue chez l’élite à l’ère de la post-régionalisation mais qui devait ensuite connaître une baisse pour se retrouver en division inférieure. Une nouvelle équipe dirigeante a pris les rênes avec comme ambition première de retrouver la Premier League pour s’installer dans la durée.

 

L’ASVP a comme président Deepak Bonomally (qui a fait les beaux jours du Cadets Club et de la Fire Brigade dans les années 90), et s’active actuellement à tout mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs après avoir raté la montée en Mauritius Barclays Premier Leaguelors de la saison 2015/16 en D1. Une escouade de vingt joueurs a été constituée avec un bon amalgame entre joueurs d’expérience en division nationale et joueurs étrangers, tous placés sous la férule d’un nouvel entraîneur Kersley Levrai et qui sera assisté de Jean Pierre Cerveaux, le plus ancien élément de l’équipe première. L’objectif, avancent les dirigeants, est d’avoir un effectif compétitif capable d’évoluer en Premier League la saison prochaine.

 

 

Tel le Phénix, l’ASVP veut renaître de ses cendres et a déjà un plan de travail bien établi avec l’apport des partenaires. Déjà le Rotary Club de Vacoas et City Sports ont bien voulu s’associer au projet sportif du club, qui ne se limite pas seulement au football. Dans un document de présentation sur la nouvelle politique du club, on note la mise en place d’une académie pour la formation des jeunes footballeurs de la ville, la création d’un fan club, la construction d’un club house, et une redynamisation des autres disciplines (handball, volley-ball, et basket-ball) sous la bannière de l’ASVP.

 

L’équipe phare de la ville Vacoas/Phoenix compte une Republic Cup, une MFA Cup et un Millenium Cup à son actif sur le plan national. Espérons que cette grande agglomération, où résident l’actuel Premier ministre, le Prime minister in waiting, l’ancien Premier ministre et le leader de l’Opposition, puisse bénéficier dans un futur proche un stade national digne de ce nom.

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