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Ces magasins de jouets

Tic-tac… la chasse aux cadeaux est lancée !

27 décembre 2025

Décembre vient à peine de commencer, et l’atmosphère de Noël s’installe… doucement. Quelques sapins apparaissent en vitrine, des guirlandes commencent à clignoter timidement, mais l’île n’a pas encore basculé dans la frénésie habituelle. Pourtant, un endroit ne trompe jamais sur l’arrivée des fêtes : les magasins de jouets. Alors cette année, on a décidé de prendre une longueur d’avance. Direction Port-Louis, Pailles, Rose-Hill et Quatre-Bornes pour prendre la température — sans bousculade, sans cohue, juste cette petite excitation familière qui flotte dans l’air quand les boîtes colorées commencent à s’empiler sur les étagères. Certaines boutiques ont vu des générations défiler ; elles ont ce charme un peu vintage, avec des vendeurs qui connaissent leurs clients fidèle qui aujourd’hui viennent acheter pour leur enfants ou petits-enfants. D’autres surfent avec brio sur la vague TikTok, attirant une nouvelle clientèle, plus jeune, plus connectée, prête à faire confiance à un ‘trending toy’ vu en scrollant. Entre nouveautés, jouets intemporels, ruptures annoncées et coups de cœur inattendus, nous avons parlé aux commerçants, observé les premiers acheteurs — dont une famille venue s’y prendre tôt pour éviter la course de dernière minute. Un reportage qui donne le top départ. Tic-tac… le Père Noël s’approche.

Rose-Hill

À Rose-Hill, direction la Place Margéot pour une adresse qui a traversé le temps : Originals, ouvert en 1980. À l’époque, le magasin était surtout connu pour ses vêtements pour enfants et ses produits bébé de la marque Chicco. Aujourd’hui, les couleurs, les boîtes soigneusement empilées et les allées pleines de jouets certifiés témoignent d’une même vocation : accompagner les familles, génération après génération. Derrière le comptoir, Edward Wong nous accueille avec douceur et précision. Cela fait plus de 40 ans qu’il voit défiler petits et grands. «Longtemps, c’était the place to be pour le shopping. En décembre, il fallait parfois faire la queue dehors !» se souvient-il en riant. C’est dans les années 90 que le magasin s’oriente véritablement vers les jouets, devenant l’une des références de l’île. Et cela se vérifie encore aujourd’hui : «J’ai des clients qui venaient acheter des cadeaux pour leurs enfants… aujourd’hui ils reviennent pour leurs petits-enfants.» Mais l’effervescence d’antan s’est atténuée. «Cette année, je sens un léger ralentissement. Les gens font plus attention, ils cherchent du value for money.» Malgré cela, les tendances se dessinent clairement : pour les garçons, voitures télécommandées et toupies Beyblades restent en tête ; pour les filles, les têtes à coiffer et les cuisines miniatures demeurent des valeurs sûres. Originals se prépare à la haute saison : horaires prolongés dès le 20 décembre, avec des fermetures prévues jusqu’à 23h voire minuit. Et Edward en profite pour glisser un message aux parents : «Il ne faut pas se fier uniquement aux achats en ligne. On ne voit pas la qualité, ni si le jouet est conforme ou sécurisé. Ici, tous nos produits passent par les normes obligatoires.» Un rappel essentiel, alors que la course aux cadeaux ne fait que commencer. À ses côtés, depuis 30 ans dans le magasin, Jayshree Chowrimootoo glisse en souriant : «En cette période festive, faut beaucoup de patience, être accueillant… ek konn koz ar klian !»

Pailles

Ce qui nous a surpris et surtout attisé notre curiosité, ce sont des jouets à Rs 25. Oui, Rs 25 ! C’est à Pailles, Avenue des Perruches 6, qu’Emrith Muhassin nous a donné rendez-vous. Notre repère : le collège SSS Pailles (Girls). Devant le grand portail rouge, rien ne laisse imaginer ce qui se cache derrière… jusqu’à ce qu’on découvre un garage entièrement rempli de jouets. Toyshop.mu fournit depuis cinq ans des supermarchés… mais aussi les parents en quête de bonnes affaires. «Nous proposons des jouets très abordables. Ça commence à Rs 25, et dépasse rarement Rs 400», explique Emrith. Une philosophie pensée pour que chaque parent, même avec un petit bonus, puisse gâter plusieurs enfants. «Sa fer plezir tou dimounn. Ena ziska 150 model zouzou lor Rs 99 !» Ses best-sellers restent des valeurs sûres : pistolets à eau et petites voitures pour les garçons ; sets de cuisine, make-up ou accessoires fashion pour les filles. Pour simplifier les achats, Toyshop.mu fonctionne avec un catalogue détaillé - photo, prix, dimensions - tout est clair avant même de se déplacer. La livraison est gratuite à partir de Rs 500, dans toute l’île, sous 3 à 4 jours. Ils proposent aussi un système de réservation : les parents choisissent maintenant et fixent une date de livraison pour plus tard, sans acompte, pratique quand le bonus tombe. Emrith insiste sur la flexibilité : échanges possibles, paiement en cash ou Juice, et un service pensé pour que personne ne reparte déçu. Ce qui le touche le plus : revoir chaque année les mêmes familles, parfois très modestes, qui comptent sur ces prix accessibles pour offrir un cadeau à chaque enfant. «C’est important que tout le monde puisse trouver quelque chose.» Toyshop.mu est ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h, et le samedi jusqu’à midi, sans horaires prolongés afin de préserver l’organisation des livraisons. Pour toute information ou commande, contactez-les par WhatsApp sur le 5750-8793.

Quatre-Bornes

À Quatre-Bornes, on l’avoue, nous étions un peu perdues : où sont donc passés les magasins de zouzou d’antan ? C’est finalement une habitante qui nous souffle un nom chargé de souvenirs : Magasin Valence. «Mo ti vinn isi avek mo paran pou guet zouzou menaz !» dit-elle, sourire nostalgique. Direction la route Saint-Jean, désormais scindée en deux par le métro express. Derrière une vitrine bien remplie, une petite dame nous accueille : Nashree Gaungoo, 39 ans qu’elle voit défiler les générations. «À l’époque, Valence ti pe vann linz zanfan, zouzou… même poissons d’aquarium ! Landrwa ti pe viv, toulezour ti ena dimounn.» Elle raconte une Quatre-Bornes plus vibrante, avec du passage, des parkings accessibles, et des familles fidèles qui revenaient année après année. Mais les choses ont changé et la ‘ville des fleurs’ aussi. Beaucoup de commerces ont baissé rideau. «Avec le métro, linn vinn difisil. Pena parking, dimounn pa travers kouma avan.» Le cœur se serre lorsqu’elle évoque l’époque où le magasin employait près de vingt personnes et où Noël rimait avec effervescence. Aujourd’hui, Nashree prépare sa dernière saison avant la retraite. «Mo ena enn bon relasyon avek mo bann kliyan. Bann zanfan inn grandi, zot zanfan pe vini a zot tour… Me bizin aksepte, letan inn sanze. Pou bizin ferme !» Côté tendances, elle observe un retour aux valeurs sûres : «Peluches Stitch, petites voitures, jouets simples… mais la technologie prend aussi le dessus.» Malgré la baisse d’affluence, elle garde le sourire. «Sa travay-la finn fer mwa grandi. Lontan, letan fet Nwel, nou ti pe kit boutik 1h gramatin ! Aster, malerezman, proze ek progre pa profit tou dimounn. À partir du 15 décembre, mo pou met promosyon lor bann zouzou.» Elle se console en voyant que certains habitués reviennent encore : «Mo kontan ki ena dimounn ki ankor konn Valence.» Un morceau de mémoire de Quatre-Bornes, bientôt prêt à tourner la page… mais impossible à effacer pour ceux qui y ont acheté leur tout premier jouet. Le magasin est ouvert du lundi au dimanche, de 9h15 à 16h.

Port-Louis

C’est via TikTok, en plein live, que nous avons senti l’ampleur du phénomène MoKado. Impossible de résister : direction Engineer Street, Port-Louis, à deux pas de l’Urban Terminal, pour constater l’effervescence nous-mêmes. Dans la boutique, une petite foule s’agite : des enfants touchent à tout, des parents hésitent entre voitures téléguidées, drones ou camions… tandis qu’au fond, une employée répond en direct aux internautes. Le live tourne, les jouets défilent, et plusieurs modèles sont déjà presque épuisés. Ouvert à Port-Louis depuis seulement un an, MoKado est devenu un incontournable, avec des magasins à Flacq, Goodlands, Vacoas, Mahébourg et tout juste cette semaine, Rose-Belle. Lisa Dinmamode, employée passionnée, nous accueille : «Chez nous, les prix commencent très bas. Par exemple, une téléguidée à partir de Rs 150… dimounn pa trouv sa partou.» Entre jouets éducatifs, jeux pour bébés, avions, voitures ou cuisines interactives, chacun y trouve son bonheur. Et cette année, la frénésie a commencé tôt : «Depi oktob, ti ena lake !» Derrière ce succès, la vision très claire de Shazia Jaulim, fondatrice de MoKado. Le premier magasin ouvre en 2023 à Phoenix, puis migre vers Vacoas avant que l’expansion ne s’accélère. «Nous vendons à prix wholesale, mais au détail. Tous les budgets peuvent suivre.» Maman de quatre enfants, elle privilégie les jouets utiles et stimulants : «Mo pa kontan bann zwe ki zanfan zwe enn ti moman ek met dan enn kwen.» Le virage TikTok a été décisif : «Au début, j’étais anti-TikTok. Mais dès qu’on a commencé, tout a flambé. Les Mauriciens veulent voir, comparer, écouter… Les lives rassurent et boostent les ventes.» Son conseil aux parents : choisir des jouets interactifs comme les éviers avec eau, cuisines lumineuses, jeux évolutifs et surtout, ne pas attendre le dernier moment. «Le 22, 23, 24… boukou model pou fini. Lavant li al vit vit !» Horaires spéciaux : du 22 au 24 décembre, la boutique restera ouverte de 9h à 23h30. Pour toute information, contactez le 5827-5141.

Laurine Leroux, maman de deux enfants, est venue ce jour-là avec son fils aîné Elonn et sa mère Lizelle. «Il y a beaucoup de variété et les prix sont abordables. Comme Elonn fêtera ses 4 ans ce dimanche, c’était l’occasion idéale pour lui trouver un cadeau.» Elle sourit en expliquant qu’à la maison, le Père Noël ne dépose pas qu’un seul cadeau sous le sapin. «C’est sur TikTok que j’ai découvert MoKado, et depuis un an je viens régulièrement. Entre chien robot et drone, il y a vraiment de quoi choisir, et ça reste dans le budget.» Laurine a sa méthode : regarder les vidéos d’abord pour repérer les jouets, puis passer en boutique pour les tester. «Mon conseil aux parents ? Pa atann le 24 desam pou fer zot achat ! Qui dit fin d’année dit aussi achats des matériels scolaires. S’y prendre tôt, c’est mieux gérer son budget… pou pa defonse !» Pour son petit dernier, Maël, 1 an, elle a déjà une idée : «Un petit piano, avec sons et lumières. Li pou kontan sa.»

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