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« Une date charnière pour la justice climatique » : Maurice salue le vote historique de l’ONU

22 mai 2026

Le changement climatique n’est plus seulement une urgence scientifique ou politique. Il devient désormais une question de responsabilité juridique internationale. C’est dans ce contexte que le ministre de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, Rajesh Bhagwan, a salué ce qu’il qualifie d’«avancée majeure pour l’humanité tout entière», après un vote historique de l’Assemblée générale des Nations unies. Le 20 mai 2026, 141 États membres ont soutenu une résolution portée par le Vanuatu visant à faire reconnaître, à travers un avis consultatif de la Cour internationale de Justice, les obligations des États face au réchauffement climatique. Une étape importante dans la lutte pour la justice climatique, particulièrement pour les petits États insulaires vulnérables aux dérèglements environnementaux.

Dans sa déclaration, Rajesh Bhagwan souligne que cette résolution envoie «un signal puissant et sans ambiguïté» au monde entier. Selon lui, il existe désormais «au regard du droit international, une obligation d’agir contre le réchauffement climatique et ses conséquences dévastatrices». Depuis plusieurs années, les États insulaires réclament une reconnaissance plus forte de la responsabilité des grands pays pollueurs. En première ligne face à la montée des eaux, aux phénomènes météorologiques extrêmes et à l’érosion côtière, ces territoires dénoncent une injustice climatique : ceux qui contribuent le moins aux émissions mondiales de gaz à effet de serre sont souvent ceux qui en subissent les conséquences les plus graves.

Maurice fait partie de ces pays particulièrement exposés. Le ministre rappelle que les Mauriciens vivent déjà les effets du changement climatique au quotidien : crues éclair, sécheresses, recul des plages ou encore fragilisation des pêcheurs et des planteurs. «Des familles sont de plus en plus vulnérables », insiste-t-il. La résolution adoptée met également en avant le principe du «pollueur-payeur», un concept central des négociations climatiques internationales. Celui-ci prévoit que les États ou industries responsables des plus fortes émissions doivent contribuer davantage aux réparations et aux efforts d’adaptation.

Mais pour Rajesh Bhagwan, la justice climatique ne peut se limiter aux discours. Elle doit s’accompagner d’une «transition juste» et du respect concret des engagements pris par les États. Le ministre estime enfin que cette décision marque un tournant historique. «Nous appartenons à une génération de passage. Mais nous portons une responsabilité immense : celle de garantir que nos enfants et petits-enfants héritent d’une planète où la vie pourra encore s’épanouir dignement», conclut-il.

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