Nous sommes dans l’Est, plus précisément dans le dynamique village de Flacq, où une petite tabagie attire immédiatement notre regard avec ses décorations dominées par le rouge. En nous approchant, un fait nous saute aux yeux : derrière le comptoir se tient un véritable passionné de football. Des posters, des photos et des souvenirs de son fan club de Liverpool FC tapissent les murs, donnant à l’endroit une ambiance chaleureuse et vivante.
Mais au-delà de cette passion pour le ballon rond, un autre détail, et non des moindres, nous interpelle. Sur le comptoir, plusieurs exemplaires de 5-Plus dimanche sont soigneusement disposés. Le gérant des lieux n’étant autre qu’un des plus anciens revendeurs du journal. Nous prenons alors place aux côtés de Vicky Ramtohul, propriétaire de la Tabagie Banco. Entre deux clients, un sourire échangé, une blague lancée à un habitué, il prend le temps de se confier à nous.
La tabagie existe depuis plus de 20 ans et a su, au fil du temps, préserver cette atmosphère conviviale qui fait sa particularité. «C’est mon père qui a ouvert la tabagie en 1982. Lui aussi vendait des journaux, surtout 5-Plus. Après son décès, ma mère a pris la relève pendant deux ans. Puis, à l’âge de 18 ans, j’ai décidé de poursuivre l’aventure», raconte-t-il avec émotion. Un choix qui ne doit rien au hasard. «Ce n’était pas si compliqué pour moi, parce qu’après l’école ou pendant les week-ends, j’étais déjà aux côtés de mes parents. J’observais comment tout se passait derrière le comptoir : les clients qui venaient, les échanges, et surtout l’accueil qu’on leur offrait.»
«Créer un vrai contact»
Ce qui pousse Vicky Ramtohul, âgé de 49 ans et père de deux enfants, à se lever aux aurores chaque jour, c’est avant tout l’amour du métier. «J’aime ce que je fais. De nos jours, on ne voit plus beaucoup de jeunes prêts à travailler dans une tabagie, alors que c’est un métier qui rapporte, mais surtout qui permet de créer un vrai contact avec les gens, y compris des inconnus», confie-t-il. Mais derrière cette routine bien rodée, il y a aussi une discipline de fer. «La veille, je fais tout le rangement. Je mets de l’ordre dans les produits pour que le lendemain, je n’aie pas trop à faire», explique Vicky.
Car le métier de boutiquier est loin d’être de tout repos. Chaque matin, cet habitant de Flacq est debout dès 3h30. Il installe les pains, prépare la boutique et dispose soigneusement ses journaux, y compris, évidemment, les exemplaires de 5-Plus les dimanches. Les journées s’étirent, surtout celles où il y a les tirages du Loto. Il garde alors sa tabagie ouverte jusqu’aux alentours de 19 heures. À ce moment-là, quelques clients, souvent en provenance du casino situé non loin, viennent encore franchir sa porte.

Son amour pour le football, et plus particulièrement pour le club anglais de Liverpool FC, ne date pas d’hier. Vicky Ramtohul est même un membre actif du fan club où il partage bien plus qu’une passion :une véritable camaraderie. Avec ses amis, il organise des sorties et des rencontres pour vivre ensemble les grands matchs.
Et chaque dimanche, une autre habitude s’impose presque naturellement. Il attend avec impatience son exemplaire de 5-Plus dimanche. C’est un rendez-vous qu’il ne manque jamais. «Les rubriques qui me passionnent le plus dans le journal 5-Plus, ce sont le sport et la santé. Ce sont des sections que je lis souvent, surtout la santé, car cela nous permet d’en apprendre davantage sur certaines maladies dont nous ne connaissons pas forcément les causes. Et puis le sport est, bien sûr, une rubrique dont je ne peux pas me passer», confie-t-il. Pour lui, le plaisir commence dès la couverture. «Je trouve que 5-Plus met bien en valeur les images, et c’est ce qui est très intéressant. La une donne déjà envie de jeter un coup d’œil», ajoute Vicky.
Sur ces mots, Vicky Ramtohul lance un message aux jeunes, les encourageant à se lancer sans hésiter dans le commerce : «Peu importe que vous possédiez un diplôme ou non, il est très bénéfique d’avoir un commerce. Et quoi que vous fassiez dans la vie, ne perdez jamais espoir. Vous devez avoir de l’amour pour votre métier, mais surtout pour vos clients.»