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Anantara Iko Mauritius Resort & Villas : dans le cœur d’un nouvel hôtel

Le guide, c'est lui, Yovilen Ramasamy.

Il a ouvert ses portes il y a quelques temps et se berce de la mélodie de la mer d’une côte emblématique du Sud-Est…

Aucune feuille ne bouge. Dans les yeux, seul le mouvement des vagues laisse à entendre qu’il ne s’agit pas là d’une carte postale. Debout dans le cœur du restaurant signature, Sea.Fire.Salt. de l’établissement, avec son immense tronc suspendu, le regard tourné vers la mer ; c’est là que le doute pourrait être permis. Le lieu coup de cœur du nouvel hôtel pourrait bien être celui-là. Pas d’infrastructure sur la plage, pas de transat non plus. Le regard se porte tout simplement sur le sable, ces plantes qui en animent les granules et cette mer qui fait défiler en nous un camaïeu de bleus. Pendant des années, des militants écologiques se sont battus pour que cet hôtel ne voie pas le jour. Mais il est là. Et il assure qu’il respecte toutes les clauses de son EIA licence (pas de sport nautique motorisé, pas de présence sur la plage, entre autres), assure-t-on.

 

Anantara Iko Mauritius Resort & Villas du Groupe Currimjee Jeewanjee, géré par le groupe thaïlandais Minor avec leur marque-phare Anantara, se trouve non loin de la plage publique de La Cambuse. Et se dresse en pierre et en étendues d’eau pour une entrée-oasis pour contrer la chaleur de cette matinée d’été. Des grandes chaises, ornées de cordes, mettent dans l’ambiance. Pour se rafraîchir, du panacon. Ici, il y aura un peu de local. On l’a vite compris. Des touches de notre île pour ramener à notre essence et aller au-delà des chambres et suites luxueuses. Pour ancrer l’établissement dans sa terre. 164 chambres et 8 villas en construction : un monde de plaisir et de farniente. Mais aussi d’aventures.

 

Yovilen Ramasamy, notre guide pour la visite des lieux le souligne. Se balader dans cet hôtel, c’est découvrir une bibliothèque cosy avec tous les classiques de l’île mis à disposition des clients. Des photos d’artistes locaux au mur pour admirer son pays et se l’offrir en clichés. C’est, aussi, pouvoir tomber sur une expérience de storytelling menée par Marcel Lindsay Noé, deux fois par semaine, pour «raconter l’histoire du sud-est de l’île», précise-t-il. On peut, également, sauter sur l’occasion et s’inscrire aux excursions pour vadrouiller et savourer l’île de façon authentique : «Voir le lever du soleil et assister aux départs des pêcheurs. Embarquer sur leur pirogue pour découvrir l’île-aux-Phares…»

 

Il y a aussi ce souci de la préservation de l’environnement, ajoute-t-il : avec une piscine eco-friendly (à l’ozone), de la ventilation naturelle et des énergies solaires, des boutons recyclés pour habiller les bars et un spa qui est chemical free. Il n’oublie pas les 16 000 arbres plantés autour de l’hôtel, cet arbre de Noël fait de plastique pour les fêtes en mode upcycling et le souci constant de préserver les précieuses dunes de sable. Un établissement qui s’inscrit aussi dans l’air du temps avec son restaurant Bon Manze, qui fait la part belle à la nourriture saine et équilibrée. Alors, si on est Mauricien, on vient ici pour se dépayser mais aussi pour ressentir son île différemment. Pour admirer cette plage qui semble être préservée, malgré la construction. Ce décor de sud intense. La mélodie de cette mer qui ne se calme jamais.

 

En découvrant le lieu, on peut, facilement, s’imaginer ces nuits de vent qui font tournoyer les grains de sable. Cette fraîcheur du Sud qui peut donner envie de s’isoler et de savourer chaque sensation, chaque instantané de beauté. De s’approcher d’un des fire pits et de respirer le parfum des lieux. L’âme de cette côte qui trouve écho dans ce qu’il y a de primaire en nous et qui résonne encore des cris des contestataires. Mais en cette matinée ensoleillée, là où la chaleur est étouffante, il fait bon de se réfugier au bar avec une boisson fraîche et admirer cette mer qui se dandine avec une touche de brutalité. Pour nous ramener à la réalité… mais pas tout à fait.