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Marche mondiale du cannabis : Une cannaparade dans les rues de la capitale

Ils attirent le regard des passants même s’il ne s’agit que d’une poignée de personnes marchant pour la défense de leur cause, en ce samedi 8 juin, dans les rues de la capitale. 

Le thème de ses revendications attise la curiosité. «Legalise it» lance ce petit groupe de personnes qui a démarré sa marche devant le centre social Marie-Reine-de-la-Paix pour se diriger vers le jardin de la Compagnie. Les têtes se retournent quand les manifestants scandent : «Sintetik nou pas le, legaliz gandia». Il s’agit bien du Cannaparade, une marche pacifique organisée pour faire pression sur le gouvernement afin que la législation évolue concernant les usages du cannabis, pour l’heure proscrits par la loi et dont le consommateur est passible d’emprisonnement.

 

Les attentes des marcheurs sont variées, certains souhaitant la dépénalisation pure et simple de la consommation personnelle de gandia. Alors que d’autres privilégient plutôt l’usage médical. Pour Jameel Peerally, l’organisateur de la marche, même si elle n’a pas réuni autant de monde qu’il espérait, il confie vouloir se battre jusqu’à qu’il obtienne gain de cause. «Que le gouvernement légalise le gandia avant les élections, même s’il doit y avoir des restrictions par rapport à la consommation. Car nous ne voulons pas qu’ils nous dupent en la proposant comme une promesse électorale. Mais aussi pour que beaucoup de personnes puissent enfin bénéficier d’un traitement médical sain et naturel.» 

 

Cependant, ils ont été nombreux à prendre la parole pour expliquer que le cannabis est l’alternatif à beaucoup de traitements médicaux. À l’instar de Daniel Nénen qui témoigne des effets ravageurs de la maladie et des médicaments sur sa santé.  Mais aussi, Priscilla Marianne qui souhaite que son enfant épileptique puisse être soigné avec  l’huile de Cannabis. Pour sa part, le psychiatre Vinod Ramkooosalsing, venu participer à la marche, explique : «Les médicaments ont beaucoup d’effets secondaires sur la santé et créent la dépendance. C’est pour cela que nous voulons que le gandia puisse être utilisé à des fins médicales, comme cela se fait dans plusieurs pays du monde.»