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Alain Jeannot revient avec ses chroniques

27 octobre 2026

Il y aura pas mal de faits historiques, pas mal de réflexions et, bien sûr, pas mal de lieux et de personnalités d’ici. Alain Jeannot, toujours aussi passionné par notre passé, propose le second volume de Racines et perspectives, dont le premier a été publié l’année dernière. Un nouvel ouvrage qui a été lancé le vendredi 23 octobre à l’Institut Cardinal Jean Margéot à Rose-Hill. L’auteur, que l’on connaît comme féru d’histoire et aussi comme ancien président du National Road Safety Council, nous en dit plus.

Pourquoi ces 44 chroniques et pourquoi les compiler ?

La plupart de ces chroniques ont été diffusées dans l’émission Dimanche Culture sur Radio One, à laquelle j’ai collaboré pendant trois ans. Les paroles s’envolent, et je ne voulais pas que ce travail de recherche s’évapore avec les ondes et l’émission ! L’envol des paroles ne doit pas compromettre la transmission durable de la connaissance. Les compiler, c’est leur donner une seconde vie sur papier, à la portée de tous, notamment des jeunes générations.

En quoi ce recueil est-il similaire au premier, ou différent ?

Je dirais que la première compilation est la pose de la première pierre de ce que je considère comme ma bibliothèque ambulante d’anecdotes et de tranches de vie de notre histoire, et que la seconde en est la construction. Les chiffres le montrent : le premier volume comptait 19 chroniques sur 76 pages. Celui-ci s’étend sur 133 pages et réunit 44 chroniques différentes, toutes nouvelles. L’édifice s’étoffe sur de solides fondations.

Il y a aussi dans l’ouvrage certaines chroniques publiées dans la presse locale et des réflexions personnelles sur les thèmes intemporels qui interpellent.

Comment s’est passé le choix des chroniques pour ce second volume ?

J’ai cherché la diversité : des personnalités, des événements, des édifices, des époques et des communautés qui se répondent, dont six chroniques consacrées à l’Église. J’ai retenu celles qui gardent toute leur force. Chacune a ensuite été relue, corrigée et ses données revérifiées : une émission peut tolérer une approximation, un livre non.

Parlez-nous de votre approche pour rattacher des événements récents à d’autres vieux de plusieurs siècles…

Ma méthode était simple : je lisais la semaine. Le véritable défi, c’était le rythme : Dimanche Culture était une émission hebdomadaire. Chaque semaine, il fallait repérer dans l’actualité un événement, une commémoration ou une inauguration, trouver le thème historique qui résonne avec lui, le documenter rigoureusement, puis le faire revivre à l’auditeur en 10 à 13 minutes.

Or chaque chronique est datée, et la plupart de ces dates reviennent chaque année : un anniversaire, une commémoration, une journée mondiale. Par exemple, le 2 octobre, jour de la non-violence, j’ai parlé du passage de Gandhi à Maurice. Ce livre ne sera donc jamais anachronique. C’est un livre intemporel, que l’on peut relire comme un almanach de notre histoire.

Parlez-nous de l’accueil de ce volume par rapport au premier…

Le premier volume m’a donné envie de voir plus grand. Pour celui-ci, j’ai eu l’honneur d’avoir un avant-propos de Jean-Claude de l’Estrac et une préface de Jacques Malié, ce qui est pour moi une belle marque de confiance. J’ai aussi été très motivé par Jean-Pierre Sauzier qui a rallié ses amis à la cause de ma démarche, dont l’un, Vincent Rogers, pour ne pas le citer, qui a fait une promesse d’achat d’un nombre d’exemplaires qui encourage à la fois la circulation de l’ouvrage et sa publication !

Je dois aussi souligner la contribution de mon ami Jonathan Ravat de l'ICJM où se fait le lancement et celui de mes proches, amis, parents et famille. Je n’oublie pas Finlay Salesse ; ma contribution à l’émission Dimanche culture était certes totalement bénévole, animée par la flamme du partage, mais la plateforme offerte était édificatrice et édifiante. Remercions aussi Ashwin Dwarka, qui a bien voulu être le maître de cérémonie pour le lancement du livre.

Écrire et publier un livre est passionnant mais c’est un exercice exigeant en termes de ressources : du temps, de l’énergie, des moyens. Et il faut être lucide : l’effort consenti ne se mesure presque jamais au retour sur investissement ! C’est pour cela que le soutien, quel qu’il soit, est nécessaire pour encourager les écrivains.

D’autres projets après celui-ci ?

Après la première pierre et la construction, pourquoi ne pas poser le toit avec un troisième volume ? Je continue aussi à explorer notre patrimoine, notamment religieux, après le livre Échappées belles à travers nos églises et le documentaire Sur les pas des prélats.

_Ouvrage disponible dans les librairies habituelles. _

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