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27 janvier 2026 07:46
Ça roule pour notre compatriote ! En voilà un mauricien qui n’arrête pas d’aller loin. Brian Dean Madanamootoo, que l’on connaît ici comme l’ancien co-directeur de Panda and Wolf (après une carrière à Vogue Paris et Inde en tant que Assistant Photo Coordinator), compagnie créative qui dans le passé nous avait offert le jeu vidéo mauricien écologique Eco-Warriors, est en train de poursuivre une carrière techno pas possible aux USA, où il enseigne la conception de jeux vidéo, en plus d’avoir obtenu un visa très convoité, de percer et d’être reconnu avec sa startup américaine et d’avoir publié un livre autobiographique tout récemment. Toute une aventure qu’il nous raconte !
Enseignant sur la conception de jeux vidéo, livre publié, et plein d’autres choses, résumez-nous ces derniers mois depuis que vous êtes aux USA…
Tout d’abord, l’une de mes plus grandes réussites aux USA a été l’obtention du prestigieux visa O1A, un work visa très rare, très convoité aussi, réservé aux personnes reconnues d’avoir des capacités exceptionnelles ! Ensuite, direction Miami, où j’ai eu l’honneur récemment d’être personnellement félicité par le maire de Miami d’alors, Francis Xavier Suarez, pour l’innovation que ma start-up américaine, Gamers Home a apporté à la croisée de l’Intelligence artificielle et du jeu vidéo. Cette même entreprise a été sélectionnée pour le programme d’accélérations dirigé par Jason Calacanis, un investisseur de la première heure chez Uber. Et actuellement, j’enseigne la conception de jeux vidéo à l’Université de la Silicon Valley en Californie. Et oui, j’ai aussi publié mon premier livre disponible sur Amazon, du nom de One in a Million, qui est un récit autobiographique. Et j’ai aussi d’autres ouvrages qui arrivent bientôt : une étude personnelle intitulée Post-Traumatic Métisse Syndrome, attendue pour la fin du trimestre, et un manuel de cours sur la production d’IA pour les développeurs de jeux vidéo, actuellement utilisé comme support pédagogique à l’USV.
Quelle serait la formule pour avoir un tel parcours à travers le monde et maintenant aux USA ?
Il n’y a pas de formule magique, s’il y en a une, c’est celle-ci : il faut se pousser à être véritablement extraordinaire. Les États-Unis, et plus particulièrement la Silicon Valley, comptent parmi les environnements les plus compétitifs au monde. C’est là que les meilleurs talents de chaque pays se retrouvent pour se mesurer les uns aux autres et repousser les limites jusqu’à redéfinir le champ des possibles.
Je n’avais aucun contact, aucune famille ici, aucun filet de sécurité. Mauricien de première génération, né après l’indépendance, j’ai bâti tout ce que j’ai construit par moi-même.
De mes débuts difficiles chez Vogue Paris et Inde, aux prix de l’UNESCO avec Panda and Wolf et le jeu Eco-Warriors, en passant par mes études au MIT Sloan, (NDLR : Université exigeante de management du Massachussetts) me voici aujourd’hui au cœur de la Silicon Valley. J’y suis arrivé grâce à une volonté de fer, des efforts constants et un travail acharné.

Quels conseils à donner à un jeune ambitieux qui voudrait un parcours semblable ?
Honnêtement, ce n’est pas aussi impossible qu’il n’y paraît. Toute personne ambitieuse, persévérante et dévouée peut emprunter cette voie, à condition d’être sérieuse. Les critères d’obtention d’un visa O1A sont publics et très clairs : «Démontrez que vous possédez des aptitudes exceptionnelles dans les sciences, les arts, l’éducation, les affaires ou le sport et que vos réalisations ont été reconnues internationalement.»
Intégrer le MIT ? C’est un parcours exigeant, certes, mais pas inaccessible. Si vous êtes prêt à travailler dur, à construire un parcours unique et à démontrer comment vous utiliserez vos connaissances pour avoir un impact concret, des opportunités peuvent s’offrir à vous. Il en va de même pour remporter des prix, être publié ou accroître sa visibilité : c’est un travail de longue haleine. Si vous restez concentré et persévérez, le monde finira par vous remarquer.
**Et maintenant ? **
Ah énormément de choses et de perspective vu que c’est un secteur extrêmement actif et compétitif. Ma startup actuelle est reconnue comme un chef de file des logiciels de production de jeux basés sur l’IA. Nous formons aussi activement des étudiants d’institutions prestigieuses telles que l’Université de la Silicon Valley (USV), l’Academy of Art University (AAU) et l’Université de Californie du Sud (USC), afin de les préparer à intégrer de grands studios comme Riot Games (League of Legends), Rockstar (GTA), Raven Software (Call of Duty : Black Ops 6) et Blizzard (Diablo IV, Overwatch)
Cette année, nous sommes fiers de participer à la Game Developers Conference (GDC), l’un des événements les plus influents du secteur, en mars. Nous organiserons également une Game Jam aux côtés de grands studios AAA et d’acteurs clés de l’écosystème américain du développement de jeux vidéo.
Stratégiquement, nous positionnons notre plateforme comme la suite créative de référence pour les développeurs de jeux dans la course mondiale aux technologies d’IA, de microprocesseurs, de RAM et de GPU. Notre objectif : continuer à façonner l’avenir.
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