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Fatigue, essoufflement, manque d’énergie…

Et si c’était une anémie ?

8 mai 2026

Vous vous sentez de plus en plus fatigué ? Votre peau perd peu à peu de son éclat, vous êtes souvent essoufflé et vous constatez une baisse de vos capacités physiques et intellectuelles ? Ces signes peuvent révéler une anémie. Souvent silencieux, ce trouble touche des millions de personnes dans le monde entier sans qu’elles en aient conscience. Si l’anémie est généralement associée à une carence en fer, elle englobe pourtant plusieurs formes, chacune ayant des causes bien spécifiques. Afin de mieux comprendre cette affection et ses différents impacts sur la santé, nous avons recueilli les explications de Shivani Poinoosawmy.

Vivre avec l’anémie n’est pas toujours évident. Jour après jour, l’énergie semble s’épuiser un peu plus. Monter quelques marches devient fatigant, la concentration diminue et le moindre effort peut rapidement provoquer un essoufflement. Beaucoup de personnes pensent simplement être stressées ou surmenées, sans se douter que leur corps tente en réalité de leur envoyer un signal d’alerte.

Une diminution du taux d’hémoglobine :

Avant tout, il est important de comprendre ce qu’est réellement l’anémie. Cette condition se caractérise par une diminution du taux d’hémoglobine dans le sang. L’hémoglobine est une protéine présente dans les globules rouges qui permet de transporter l’oxygène vers les organes et les différents tissus du corps.

Lorsque le taux d’hémoglobine devient insuffisant, le corps reçoit moins d’oxygène. Par exemple ; vous sentez la fatigue devenir persistante, accompagnée d’une sensation de faiblesse, d’un manque d’énergie et parfois même d’une baisse des capacités physiques et intellectuelles. Certaines personnes peuvent également ressentir des vertiges, avoir le teint plus pâle ou éprouver des difficultés à rester concentrées au quotidien.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’anémie n’est pas une maladie en soi. Il s’agit plutôt d’un signal révélant un déséquilibre. Dans de nombreux cas, elle est liée à une carence nutritionnelle, notamment en fer, mais elle peut aussi être causée par une perte de sang, certaines maladies chroniques ou encore des troubles empêchant le corps d’absorber correctement les nutriments essentiels.

Les types d’anémies à la nutrition :

Selon la diététicienne Shivani Poinoosawmy, l’anémie repose sur plusieurs formes qui sont liées à l’alimentation et aux carences nutritionnelles.

- L’anémie ferriprive : c’est la plus fréquente. Elle est causée par un manque de fer dans l’alimentation ou par des pertes importantes de fer comme des règles abondantes, une grossesse, des saignements digestifs. Le fer est essentiel à la fabrication de l’hémoglobine.

- L’anémie par carence en vitamine B12 : La vitamine B12 joue un rôle essentiel dans la formation des globules rouges et le fonctionnement du système nerveux. Une carence peut apparaître chez les personnes ayant une alimentation très pauvre en produits animaux ou chez celles souffrant de troubles digestifs.

  • L’anémie par carence en folates (vitamine B9) : Les folates sont nécessaires à la production des cellules sanguines. Une alimentation pauvre en légumes verts, légumineuses et fruits peut favoriser cette carence. Dans certains cas, plusieurs carences nutritionnelles peuvent coexister.

L’impact sur la qualité de vie :

«Les personnes anémiques présentent de la fatigue, un essoufflement rapide même lors d’efforts légers, par exemple monter les escaliers, des vertiges, des maux de tête, des difficultés à bien se concentrer, une baisse des performances physiques et intellectuelles, une irritabilité ou un manque d’énergie, une sensation de froid constant et une fragilité immunitaire», explique Shivani Poinoosawmy.

Chez les enfants et les adolescents, l’anémie peut affecter l’apprentissage, la mémoire et le développement. Chez les adultes actifs, elle peut réduire la productivité au travail et les capacités sportives. Chez les femmes enceintes, elle peut également augmenter certains risques de complications. Même une anémie légère peut progressivement diminuer la qualité de vie si elle n’est pas prise en charge.

Les aliments qui empêchent l’absorption du fer :

Saviez-vous que certains aliments et habitudes peuvent réduire l’absorption du fer, surtout du fer d’origine végétale ? Par exemple, le thé et le café contiennent des tanins qui peuvent réduire l’absorption du fer jusqu’à 60 % s’ils sont consommés pendant ou après le repas. Pour ceux qui adorent les boissons gazeuses, vous aussi vous n’êtes pas épargnés. Ensuite, il y a les aliments riches en phytates présents dans certaines céréales complètes et légumineuses non trempées, le calcium pris en grande quantité en même temps qu’un repas riche en fer, par exemple, consommer de grandes quantités de produits laitiers en même temps qu’un repas riche en fer. Les régimes restrictifs ou déséquilibrés peuvent aussi empêcher l’absorption du fer.

Les erreurs alimentaires les plus fréquentes chez les jeunes :

Chez les jeunes, plusieurs erreurs alimentaires peuvent favoriser des carences, notamment en fer. Beaucoup sautent le petit-déjeuner ou le déjeuner, remplacés par des snacks pauvres en nutriments. La consommation fréquente de fast-foods et d’aliments ultra-transformés, riches en calories mais faibles en vitamines et minéraux essentiels est également courante. À cela s’ajoutent une faible consommation de légumes, de légumineuses et de protéines, ainsi qu’une alimentation monotone. Certains adolescents adoptent aussi des régimes amaigrissants ou végétariens sans encadrement nutritionnel. La consommation excessive de boissons sucrées, de thé glacé ou de café peut aussi nuire à l’absorption du fer. Chez les adolescentes, les besoins en fer augmentent davantage avec les menstruations.

Qui sont les plus à risque ?

Certaines personnes sont plus exposées au risque d’anémie en raison de leurs besoins nutritionnels ou de leur état de santé. «C’est notamment le cas des femmes enceintes, dont les besoins en fer augmentent pour soutenir le développement du fœtus, ainsi que des femmes ayant des règles abondantes. Les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents en pleine croissance sont également concernés. Les personnes âgées, les végétariens ou végétaliens ayant une alimentation déséquilibrée ainsi que celles souffrant de maladies digestives ou chroniques présentent aussi un risque accru. Les sportifs et les personnes ayant subi une chirurgie digestive peuvent également être touchés. Certaines infections ou pertes sanguines chroniques aggravent aussi ce risque», partage la diététicienne.

Les aliments à privilégier :

Les aliments riches en fer jouent un rôle essentiel dans la prévention de l’anémie. Le fer héminique, mieux absorbé par l’organisme, se trouve principalement dans les aliments d’origine animale comme le foie, la viande rouge maigre, le poisson, les fruits de mer, le poulet et les œufs. Le fer non héminique provient des végétaux tels que les lentilles, les haricots rouges, les pois chiches, les épinards, le cresson, le tofu, les graines et les fruits secs. Certaines céréales enrichies peuvent aussi compléter les apports quotidiens. Associer ces aliments à de la vitamine C favorise une meilleure absorption du fer par l’organisme.

Quand consulter un professionnel ?

Il est important de consulter un médecin ou un diététicien lorsqu’une personne présente les signes évoqués plus haut. «Un bilan sanguin est nécessaire pour confirmer l’anémie et identifier sa cause exacte. Il est déconseillé de prendre des suppléments de fer sans avis médical, car toutes les anémies ne sont pas dues à une carence en fer», avertit Shivani Poinoosawmy.

Candlelight : Ankor+ Respe, Finansman, Leadership Kominoter !

Le dimanche 17 mai marquera la 21e édition locale de l’International AIDS Candlelight Memorial 2026, placée cette année sous le thème «Anchor+». Un rendez-vous empreint d’humanité et de solidarité, rappelant que la lutte contre le VIH ne s’arrête jamais et qu’elle nécessite encore davantage de respect, de sensibilisation et d’actions concrètes. Partenaire de l’événement, Caudan Waterfront accueillera dès 18 heures une vingtaine d’organisations engagées aux côtés de la National Agency for Drug Control et du National AIDS Secretariat.

Ankor+ Respe, Finansman, Leadership Kominoter ! C’est l’appel lancé par la société civile en marge du 17 mai, quand le monde allumera des bougies pour soutenir la réponse au VIH. Le candlelight à Maurice, accueillera une forte mobilisation de différentes ONG engagées dans la lutte contre le VIH, les droits humains, l’accompagnement des utilisateurs de drogues et le soutien aux personnes vulnérables dans différentes régions du pays.

Au programme : recueils, musique de circonstance, discours, témoignages et messages de plaidoyer. Ce rassemblement rend hommage aux personnes décédées de causes liées au VIH. La mobilisation et la communication prévues dans le cadre des candlelight serviront aussi à sensibiliser la population aux réalités liées au VIH.

À Maurice aujourd’hui, les nouvelles infections sont en hausse et concernent principalement les jeunes adultes hétérosexuels. En effet, en 2025, 491 cas ont été détectés. Maurice reste ainsi proche des 500 nouvelles infections annuelles et le nombre de personnes dépistées mais non prises en charge reste également élevé.

D’où le thème de cette année, Ankor+, afin de promouvoir plus de respect, qui est réclamé face à la stigmatisation, qui reste élevée à Maurice et à Rodrigues. Le plaidoyer fait aussi appel à la responsabilité collective pour soutenir la lutte financièrement tandis que le Fond Mondial se retire de Maurice et que les restrictions imposées par Trump et la guerre affectent les donations. En réclamant «Ankor+ Leadership Kominoter», les organisations demandent que les décisions et les actions se fassent avec les personnes et les organisations directement engagées.

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