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Agression à Vallée-Pitot : Ameer Beebee Aleemah, 82 ans : «Je vis dans la peur»

21 octobre 2015

La victime ne cesse de repenser à la terrible expérience qu’elle a vécue vendredi après-midi.

C’est un épisode qu’elle n’est pas près d’oublier. Vendredi 16 octobre. Il est environ 13h30. Ameer Beebee Aleemah, 82 ans, fait ses prières quotidiennes à son domicile, à Vallée-Pitot, lorsque deux femmes entrent chez elle par effraction et l’agressent. Traumatisée, l’octogénaire revient sur ce douloureux épisode : «J’ai eu la peur de ma vie. Je ne cesse de penser à ce qui s’est passé. Elles sont entrées dans ma cuisine et m’ont empêchée de respirer en mettant un morceau de tissu dans ma bouche et en me cognant la tête contre la porte.»

 

Ne pouvant se déplacer en raison d’une malformation à la jambe gauche, Ameer Beebee Aleemah n’a pu se sauver. Cependant, elle est parvenue à appeler au secours. Rooksana Dilmahamod, sa colocataire, lui est alors venue en aide. Après quoi les deux femmes ont pris la fuite. «Je ne comprends pas ce qu’elles me voulaient. Je suis très âgée, j’ai des problèmes de santé. Pourquoi m’ont-elles frappée ?» s’interroge la vieille dame, les larmes aux yeux. Heureusement, dit-elle, que sa colocataire était là : «Elle m’a sauvé la vie. Au cas contraire, ces femmes m’auraient tuée.»

 

Pour s’enfuir, les agresseurs, des habitants de Quatre-Bornes, ont reçu l’aide d’un chauffeur de taxi qui les attendait devant la porte d’Ameer Beebee Aleemah. Cependant, ils n’ont pas pu aller loin. La police a procédé à l’arrestation des deux femmes et du chauffeur de taxi. Les trois suspects devaient donner leur version des faits au poste de police de Vallée-Pitot, mais plusieurs habitants de la localité se sont massés devant le poste de police pour donner une leçon aux malfrats.

 

La police a dû mettre un important dispositif en place afin de transférer les suspects au poste de police d’Abercrombie. Ces derniers sont toujours en détention et une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.

 

Pour les proches d’Ameer Beebee Aleemah, il est temps que l’État prenne des mesures pour sanctionner les malfaiteurs qui pénètrent chez les gens pour les tabasser. Farade Moussa, le neveu d’Ameer Beebee Aleemah, soutient : «Nous savons tous que ces femmes sont venues avec de mauvaises intentions envers ma tante, bien que l’endroit est très fréquenté. Il est nécessaire de renforcer le système de sécurité en installant des caméras de surveillance. La police devrait effectuer plus de patrouilles dans la région.»

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