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Nuit des Molières

Katia Ghanty dans la cour des grands

5 mai 2026

Jour J-1. Ce lundi 4 mai, la prestigieuse Nuit des Molières (cérémonie annuelle qui récompense le théâtre en France – un peu comme les Oscars pour le cinéma) fera vibrer les Folies Bergère à Paris et aura une saveur particulière pour notre île. Parmi les artistes au cœur de cette soirée très attendue, on retrouve Katia Ghanty, comédienne née et vivant en France, mais profondément liée à l’île Maurice par son père, le Dr Yusuf Ghanty.

Nommée dans la catégorie «Seul(e) en scène» pour son spectacle Les frottements du cœur, elle portera aussi, à travers cette reconnaissance, une part de l’héritage mauricien sur l’une des scènes les plus emblématiques du théâtre français. La cérémonie, retransmise en direct sur France 2 et présentée par Alex Vizorek, pourrait marquer un tournant majeur dans sa carrière. Cette nomination est vécue comme une récompense pour la jeune femme, qui a été reçue la semaine dernière par la ministre française de la Culture, Catherine Pégard, lors d’une réception en l’honneur des nommés.

L'artiste en compagnie de la ministre française de la Culture, Catherine Pégard.

«Cette nomination est vraiment un grand bonheur pour moi. Je suis très honorée, très fière et très émue. Et c’est assez symbolique pour moi aussi d’être nommée pile 10 ans après l’hospitalisation qui m’a fait écrire ce spectacle. Je trouve ça assez beau. J’espère que de nouvelles opportunités vont s’ouvrir à moi grâce à cette nomination», nous confie-t-elle.

Depuis sa création, Les frottements du cœur s’est imposé comme une œuvre forte et bouleversante, jouée à 130 reprises en France, notamment au Festival d'Avignon, et à La Réunion. À chaque représentation, le public répond par des ovations, touché par ce monologue intense de deux heures qui explore avec justesse la maladie, la vulnérabilité et la résilience. «J’espère que ça permettra à ce spectacle de continuer à vivre. Et surtout, j’espère que ça contribuera à mettre en lumière le ressenti des patients à l’hôpital, et en réanimation en particulier, ainsi que les conditions très difficiles dans lesquelles travaillent les équipes soignantes», souligne Katia Ghanty.

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