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Affaire «Moustass Leaks»

Leevy Frivet réclame Rs 8,7 millions à l’État et à la police pour arrestation injustifiée

28 octobre 2026

L’ancien journaliste estime que son arrestation dans cette affaire lui a porté un immense préjudice.

Il a déposé une plainte formelle devant la Cour suprême contre le commissaire de police et l’État. L'ancien journaliste Leevy Frivet réclame ainsi une compensation financière globale de Rs 8 715 000 à la suite de son arrestation jugée arbitraire dans l’affaire «Moustass Leaks».

Arrêté le 1er novembre 2024 par la Central Criminal Investigation Division, Leevy Frivet avait été incarcéré au centre de détention de Moka et poursuivi sous deux accusations provisoires graves : utilisation d’un faux profil pour nuire (Cybersecurity and Cybercrime Act) et collaboration à des actes de terrorisme (Prevention of Terrorism Act).

Ces accusations découlent de la diffusion de vidéos et d’enregistrements audio manipulés sur les réseaux sociaux. ​Cependant, les poursuites se sont rapidement effondrées. La première charge a été rayée le 4 novembre 2024 lors de sa libération conditionnelle, suivie de l’abandon complet de la seconde accusation le 30 décembre 2024.

Il affirme n’avoir strictement aucun lien avec la création ou la publication de ces fuites et dénonce une «faute lourde» des autorités policières, qui auraient agi sans soupçon raisonnable ni enquête préalable approfondie. ​Les répercussions subies par Leevy Frivet sont considérables comprenant la perte de son emploi de responsable de la communication chez One Moris (estimée à Rs 600 000 pour 20 mois de salaire) et ses frais juridiques de Rs 115 000.

De plus, l’interdiction d’accéder aux réseaux sociaux pendant sa liberté conditionnelle l’a empêché d’exercer ses activités de conseil. Il porte aussi plainte pour ​atteinte morale et à sa réputation : un préjudice estimé à Rs 8 millions. La médiatisation intense l’associant à des charges terroristes a terni, dit-il, sa crédibilité de journaliste, son autorité de prédicateur et son image publique.

De surcroît, la présence d’un tampon «Restricted Citizen» sur son passeport continue d’impacter ses déplacements. Représenté par l’avouée Aïcha Monsoor et Me Jean Claude Bibi, Leevy Frivet demande que la police et l’État soient condamnés solidairement à lui verser cette compensation. Les parties sont convoquées devant la Cour suprême le 5 novembre 2026.

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