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Cancers chez les chiens et les chats

Mieux comprendre pour mieux agir

18 mars 2026

Pour un animal qui souffre trop, l'euthanasie est parfois envisagée.

Le cancer ne touche pas uniquement les humains. Chiens et chats peuvent eux aussi en être victimes. Le Dr Jowad Timol de VeterinaireMauritius Albion 24/7 et Triolet 7/7 nous parle des symptômes à surveiller, des moyens de dépistage, des traitements et de la prévention.

Le cancer, une maladie dangereuse, sournoise, qui frappe souvent sans prévenir et arrache des vies de manière brutale et soudaine. Si cette maladie, tant redoutée et souvent implacable, est l’une des causes principales de décès parmi les humains, elle n’épargne pas non plus nos amis à quatre pattes. En effet, chez les chiens et les chats, le cancer reste l’une des causes majeures de décès, surtout chez les animaux âgés. C’est pour cela que connaître les signes et les facteurs de risque permet de détecter la maladie tôt et d’améliorer les chances de traitement. Aujourd’hui, cependant, la médecine vétérinaire a fait d’énormes avancées permettant la détection précoce de certaines tumeurs et la mise en œuvre de traitements efficaces, souligne le Dr Jowad Timol de la clinique Vétérinaire Mauritius, qui se trouve à Albion et à Triolet. «La détection précoce est cruciale pour améliorer le pronostic. Comme les animaux ne peuvent pas verbaliser leur douleur, les propriétaires jouent un rôle central dans l’observation des premiers signes. Une détection précoce augmente considérablement les chances de succès du traitement», souligne le vétérinaire.

Et les signes ne manquent pas : apparition de masses ou grosseurs, perte de poids inexpliquée, fatigue persistante, changement d’appétit ou de comportement, difficultés respiratoires, boiteries, saignements inhabituels, mauvaise haleine persistante et plaies qui ne guérissent pas, entre autres. «Les symptômes courants varient selon le type de cancer. Il peut s’agir de ganglions enflés, d’une perte de poids ou d’une léthargie dans le cas d’un lymphome ; de boiterie, de douleur ou d’une enflure locale en cas d’ostéosarcome (cancer de l’os) ; de masses cutanées, de démangeaisons ou de rougeurs pour les cancers de la peau. Une mauvaise haleine, des saignements ou des difficultés à manger peuvent être observés dans le cas d’un carcinome buccal ou nasal. Des nodules sur les mamelles accompagnés d’écoulements peuvent indiquer des tumeurs mammaires. Enfin, des évanouissements, un ventre gonflé ou une fatigue soudaine peuvent être les signes d’un hémangiosarcome touchant la rate ou le cœur», explique le Dr Jowad Timol.

Pour poser un diagnostic, ajoute-t-il, des examens cliniques sont réalisés. «Chez VeterinaireMauritius Albion 24/7 et Triolet 7/7, pour dépister les cancers on fait un examen clinique, une biopsie ou une cytologie (prélèvement de cellules), des radiographies, des échographies et des analyses sanguines et urinaires.» Une fois les résultats obtenus, le vétérinaire peut alors proposer le traitement le plus adapté en fonction du type de cancer et de son stade, traitement qui dépendra aussi de l’état général de l’animal et des possibilités financières du propriétaire. «Les options thérapeutiques sont la chirurgie – souvent utilisée pour retirer la tumeur, la chimiothérapie – adaptée à certains cancers comme le lymphome ou le cancer vénérien transmissible et bien tolérée par les animaux, l'immunothérapie et les soins palliatifs pour soulager la douleur et maintenir une bonne qualité de vie quand le cancer est trop avancé à travers des antidouleurs, des corticoïdes et une gestion nutritionnelle.»

Tout au long de ce processus, le rôle du propriétaire est essentiel, notamment pour observer les changements chez l’animal, suivre les recommandations du vétérinaire et assurer un accompagnement attentif. «Il faudra observer l’évolution des signes cliniques, noter les changements de comportement, suivre les traitements (médicaments et rendez-vous) et soutenir l’animal affectivement et physiquement.»

Et face à des perspectives minimes de guérison et à un animal qui souffre trop, une décision difficile peut parfois s’imposer aux propriétaires, toujours en concertation avec le vétérinaire, afin de privilégier le bien-être de l’animal. «Il faut évaluer régulièrement la douleur et le confort de l’animal, adapter l’alimentation et l’environnement, maintenir une activité physique modérée et discuter des limites éthiques et du moment approprié pour l’euthanasie, si nécessaire. Nous pouvons l’envisager pour un animal souffrant sans perspective d’amélioration, qui a des douleurs non contrôlables malgré les traitements et qui présente une détérioration rapide de la qualité de vie. Les indicateurs de qualité de vie sont le niveau de douleur (vocalisation, mobilité), la capacité à manger et boire seul, l’interaction avec le maître et l’hygiène (propreté, toilettage)», indique le Dr Jowad Timol.

Au-delà du diagnostic et des traitements, la prévention et le suivi régulier de l’animal jouent également un rôle essentiel dans la lutte contre les cancers chez les chiens et les chats. En effet, la meilleure prévention possible réside dans la stérilisation précoce, ce qui permet de réduire le risque de tumeurs mammaires, testiculaires et utérines. «Une alimentation saine accompagnée d’un contrôle du poids joue aussi un rôle important. La vaccination et la vermifugation régulières contribuent également à maintenir un bon état immunitaire. Il ne faut pas oublier le suivi vétérinaire qui est essentiel. Il comprend des visites annuelles – ou semestrielles pour les animaux âgés –, des examens de dépistage à partir de 7 à 8 ans, ainsi que la surveillance de toute masse ou modification du comportement.»

Face à une maladie aussi dangereuse, la vigilance reste, en effet, le meilleur allié.

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