Il y a des protections que l’on ne voit pas, mais dont on ne pourrait se passer. Perchée dans la stratosphère, la couche d’ozone joue précisément ce rôle : elle absorbe une partie des rayons ultraviolets nocifs du soleil et contribue ainsi à préserver la vie sur Terre. Ce mercredi 16 septembre, la planète lui consacre sa journée internationale, avec un message qui résonne particulièrement fort à l’heure du changement climatique : «Une action mondiale pour une planète plus fraîche».
Cette journée, proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1994, commémore la signature, le 16 septembre 1987, du Protocole de Montréal. Cet accord international a permis de s’attaquer aux substances responsables de la dégradation de la couche d’ozone. Trente-neuf ans plus tard, la mobilisation se poursuit, avec un nouveau défi : conjuguer protection de l’ozone, lutte contre le réchauffement climatique et besoin croissant de refroidissement.
À Maurice, le ministère de l’Environnement a prévu une série d’activités pour marquer cette journée et les dix ans de l’Amendement de Kigali. Parmi les temps forts : un atelier d’une journée destiné aux professionnels de la presse et aux étudiants en journalisme et communication, afin de renforcer leurs connaissances sur les enjeux liés à la protection de la couche d’ozone.
La sensibilisation se poursuivra aussi sur les ondes. Des émissions de radio et de télévision en bhojpuri et en créole, consacrées à la protection de la couche d’ozone, sont programmées durant cette semaine, soit jusqu’au 18 septembre.
Autre priorité : le terrain. Des techniciens de la réfrigération et de la climatisation seront formés à la manipulation sûre des réfrigérants naturels, tandis que les agents des douanes bénéficieront d’une formation axée sur la détection et la prévention du commerce illégal des substances contrôlées par le Protocole de Montréal.
Et la jeunesse n’est pas oubliée. Un concours vidéo destiné aux 15-20 ans sera lancé en novembre. L’objectif : encourager les jeunes à imaginer et présenter des actions concrètes pour protéger l’ozone, adopter des pratiques respectueuses du climat et inventer des solutions pour un avenir plus durable.
À Rodrigues, la mobilisation prendra une dimension très concrète avec une plantation d’arbres ce jeudi 17 septembre, suivie le vendredi 18 d’une séance de sensibilisation réunissant quelque 100 jeunes de 13 à 18 ans au Centre communautaire de La Ferme.
Car protéger l’ozone, c’est aussi repenser notre manière de nous rafraîchir. L’Amendement de Kigali, adopté en 2016, vise notamment à réduire progressivement les hydrofluorocarbures (HFC), de puissants gaz à effet de serre utilisés dans les équipements de refroidissement. Selon l’ONU, sa mise en œuvre complète pourrait éviter jusqu’à 0,5 °C de réchauffement mondial d’ici la fin du siècle, et davantage encore lorsqu’elle est associée à des systèmes de refroidissement énergétiquement efficaces.
Ce mercredi 16 septembre, le message est donc simple : protéger la couche d’ozone, c’est protéger notre planète. Et pour garder la Terre plus fraîche, chaque geste compte.