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Jeven Pavaday

Un vendeur de journaux animé par la passion

18 mars 2026

Jeven Pavaday travaille aux côtés de son épouse et de son beau-père dans leur tabagie à La Louise.

À Quatre-Bornes, il fait partie des premiers visages que l’on associe à la vente de journaux. Depuis des années, Jeven Pavaday, l’un des plus anciens vendeurs de 5-Plus dimanche, voit défiler les lecteurs, surtout les fidèles, et les gros titres qui racontent l’histoire de notre île. Pour lui, ce métier n’est pas qu’un simple gagne-pain. C’est avant tout une passion, qu’il a cultivée grâce à son oncle qui a été à ses côtés pendant plus de 18 ans, apprenant peu à peu les ficelles du métier et l’amour des journaux. Jeven nous ouvre les portes de sa tabagie pour nous raconter son histoire, ses souvenirs et son attachement à ce métier, et surtout à 5-Plus.

Dans sa localité, tout le monde l'appelle Mamé. Et il faut dire qu'il y est plutôt populaire. Jeven Pavaday, 40 ans, est le propriétaire de la tabagie Arnachellum, à La Louise, où il vend plein de petites choses, mais aussi, et surtout, des journaux. Il est la troisième génération qui a su faire vivre l’héritage familial. Avant lui, c'était son grand-père et son oncle qui vendaient les journaux et ce sont eux qui lui ont transmis cette flamme. Autrefois simple vendeur de journaux au bazar de Quatre-Bornes, Jeven a vu son parcours évoluer au fil des années. Il a maintenant pris la relève de son défunt oncle dans cette tabagie chargée des souvenirs laissés par celui-ci.

Dans son petit commerce, l’ambiance est familiale et chaleureuse. Son épouse, son beau-père et lui-même mettent chacun la main à la pâte pour faire tourner la boutique. Entre les journaux soigneusement disposés devant l’entrée, les habitués qui passent dire bonjour et les nouveaux clients qui s’arrêtent par curiosité ou nécessité, la journée s’écoule dans une harmonie presque naturelle. «Le métier de boutiquier représente beaucoup pour nous, surtout que nous recevons de nombreux conseils de la part de nos clients. Nous gardons toujours une bonne humeur, c’est pourquoi chaque jour nous recevons de nouveaux clients», confie Jeven Pavaday avec un grand sourire.

Derrière le comptoir de sa tabagie, il y a toute une histoire faite de travail ardu et de souvenirs. Bien avant l'ouverture de cette petite boutique familiale, Jeven se levait très tôt le matin pour accompagner son oncle au bazar afin de vendre des journaux. À l’époque, les réveils matinaux n’étaient pas toujours faciles pour le jeune garçon. Mais en dépit de la fatigue et des difficultés, il n’a jamais baissé les bras. Jour après jour, il a appris la valeur du travail et l’importance de la persévérance. Avec le temps, son oncle a décidé d’ouvrir une petite tabagie. On n’y vendait pas seulement des journaux mais aussi des gâteaux, quelques produits de base et tout ce qui pouvait dépanner les habitants du quartier. Peu à peu, c'est devenu un lieu de passage pour les habitués, mais aussi un espace de rencontres et d’échanges. Travailler avec son oncle dans la tabagie a permis à Jeven de faire vivre sa famille, de soigner son épouse et d’élever ses deux fils.

Comme chaque matin, il ouvre sa boutique dès 4 heures aux côtés de son beau-père, ensuite son épouse le rejoint en début de journée pour lui donner un coup de main. Jeven est très apprécié de ses clients. Toujours souriant, il a su tisser au fil du temps une relation de confiance avec les lecteurs qui passent chaque jour à sa boutique. «Mes clients sont fiers et contents que j’aie pu prendre la relève. Je suis une personne très amicale avec mes clients. Je pense que c’est justement pour cette raison que j’ai pu créer ce lien avec eux.»

Chaque dimanche, il installe soigneusement les journaux, y compris les numéros de 5-Plus dimanche, devant sa boutique sur une étagère, veillant à ce que chacun trouve son exemplaire. Pour certains clients fidèles, il se déplace lui-même pour leur apporter leur journal. Mais Jeven n’est pas seulement un vendeur. Il est aussi l’un de nos lecteurs les plus assidus. Depuis ses débuts comme marchand, il prend toujours le temps de parcourir les actualités de 5-Plus dimanche qu’il trouve très bien écrites dans les détails, dit-il.

Pour lui, vendre le journal ne se limite pas à le poser sur une étagère : c’est partager l’actualité, offrir aux lecteurs un moment de lecture et contribuer, à sa manière, à faire circuler les histoires qui font battre le cœur du pays.

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