Publicité

Restaurant «Le Dauphin»

Une histoire de cuisine et de journaux…

13 juin 2026

Retrouvez vos exemplaires de 5-Plus dimanche au restaurant Le Dauphin et profitez-en pour savourer de délicieux petits plats sur place.

Il a gardé ce petit air d’antan qui ne passe pas inaperçu. Devant les vitres, les affiches attirent le regard. À l’intérieur, de petits sachets de gâteaux sont joliment disposés dans chaque recoin. À côté, l’odeur de bons petits plats nous chatouille le nez. Et juste à l’entrée, soigneusement alignés, les exemplaires de 5-Plus attendent leurs lecteurs. Bienvenue au restaurant Le Dauphin, à Montagne Blanche. C’est ici qu’Anil Kumar Seemohur nous accueille. Depuis plus de 40 ans, il distribue nos journaux et propose aussi de savoureux plats locaux à ceux qui passent dans les environs.

Pour Anil Kumar Seemohur, l’histoire du restaurant Le Dauphin est avant tout une histoire de famille. Bien avant de devenir le restaurant que les habitants de Montagne Blanche connaissent aujourd’hui, l’endroit n’était qu’une simple tabagie tenue par ses parents. On y trouvait les produits de première nécessité, les articles du quotidien et tout ce dont les familles du village avaient besoin. «A lepok, nou ti pe vann zis bann prodwi kouma lafarinn, diri an detay...»

Très tôt, Anil met la main à la pâte : «Mes sœurs et moi avions l’habitude d’aider nos parents dans la boutique après les heures d’école. J’ai commencé à le faire dès l’âge de 15 ans», raconte-t-il avec un brin de nostalgie. La boutique s'appelle alors Seemohur Store et est déjà un lieu de rencontre pour les habitants de la région.

Lorsque ses parents lui transmettent cet héritage, Anil décide de faire évoluer l’entreprise familiale tout en préservant son âme. Il transforme alors une partie de la boutique en restaurant et lui donne un nouveau nom : Le Dauphin. La petite tabagie, elle, reste en place, comme un clin d’œil à ses débuts et aux souvenirs qui y sont rattachés. Aujourd’hui âgé de 63 ans, Anil continue de faire vivre ce lieu avec la même passion. Depuis 25 ans, il y accueille une clientèle fidèle venue savourer ses spécialités. Gâteaux salés, poulet croustillant, poisson, viande et autres plats locaux garnissent son menu.

Malgré les changements qui ont transformé le paysage commercial au fil des années et la présence accrue des grandes surfaces, Anil Kumar Seemohur n’a jamais regretté son choix de vie. Pour lui, être boutiquier puis restaurateur a toujours été bien plus qu’un métier. C’est ce commerce qui lui a permis de faire vivre sa famille et d’offrir un avenir à ses enfants.

Une aventure familiale

«Grâce au commerce, j’ai pu subvenir aux besoins de ma famille et élever mes quatre fils», confie-t-il. Aujourd’hui, ses enfants ont reçu une bonne éducation et ont tracé leur propre chemin. Plus jeunes, ils n’hésitaient pas à lui donner un coup de main au restaurant lorsque le besoin se faisait sentir. Désormais, c’est aux côtés de son épouse qu’il poursuit cette aventure familiale. Ce qui frappe en discutant avec Anil Kumar Seemohur, c’est sa simplicité et sa proximité avec les gens. Derrière le comptoir, il connaît la plupart de ses clients par leur prénom. Certains passent pour manger un morceau, d’autres simplement pour échanger quelques mots. Pour lui, le secret de la longévité de son commerce tient avant tout aux relations humaines. «Nou atir kliyan ek nou fason koze, parski se lamitie ki fer nou travay marse.»

Chaque matin, dès 7 heures, et cela sept jours sur sept, il ouvre les portes du restaurant Le Dauphin. Une routine qu’il suit avec la même énergie depuis des années. Mais au-delà de son activité de restaurateur, Anil joue également un autre rôle qui lui tient particulièrement à cœur : celui de vendeur de journaux, surtout de 5-Plus dimanche. Anil sait que les habitués ne manqueront pas de venir chercher leur copie hebdomadaire. D’ailleurs, il fait lui-même partie des fidèles lecteurs. «J’aime avoir mon 5-Plus chaque dimanche, surtout pour la programmation télé, le sport et les actualités.»

Son histoire avec notre journal remonte à plusieurs années. Dans le passé, un habitant de la localité, connu sous le nom de Lin Fat, assurait la vente des journaux dans la région. À son décès, Anil n’a pas hésité à prendre la relève afin que les habitants de Montagne Blanche puissent continuer à avoir leur exemplaire. Aujourd’hui, Anil Kumar Seemohur confie qu’il est fier d’être l’un de nos revendeurs, car la vente de journaux a aussi contribué à son évolution.

Publicité