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Beryl : de passion et de magie

La jeune femme dévoile son univers sur sa page Instagram, beryl_illusionnist, sa page Facebook,  Beryl magicienne, et sur sa chaîne YouTube, Beryl illusionnist. Elle est joignable par mail : contact@beryl-magie.com.

«C’est très complexe de monter un numéro car derrière, il y a surtout un gros travail d’écriture et, bien évidemment, de la magie…» Ces paroles sont celles de la magicienne Beryl, 27 ans, née d’une mère mauricienne et d’un père français, qui est aussi vice-championne de France de magie. Celle qui souhaite organiser un festival de magie dans l’île nous présente son petit monde. Nous l'avons rencontrée au Shotz, à  Flic-en-Flac.
 

Quand tout a commencé : «Je suis une enfant de la balle. Mes deux parents sont artistes. Ma mère est chanteuse avec une formation de chant classique et enseigne le théâtre. Mon père, lui, est comédien, directeur artistique et passionné de magie. J'ai baigné dans un univers artistique en suivant mes parents en représentations et dans des spectacles. J'ai eu le déclic à 14 ans, quand mon père nous a emmenées, ma soeur et moi, au Championnat du monde de magie. C'était en Suède. Et là, ça a été le gros coup de foudre. C'était une grosse manifestation avec plus de 2 000 magiciens du monde entier et qui ont, pendant une semaine, célébré la magie.»

 

Mon apprentissage : «J'ai commencé petit à petit, en montant très tôt sur scène. Pour la petite histoire,  j'ai vécu à Maurice jusqu'à mes 15 ans et, par la suite, je suis partie en France. J'ai donc commencé à faire des spectacles avec ma sœur Jennifer. On en avait un qui durait 20 minutes et on faisait de grandes illusions. On avait aussi un numéro de télépathie (Ndlr : la transmission de pensée entre deux personnes). On était alors les plus jeunes télépathes de France. Ça a duré jusqu'à ce que je décroche mon bac. À 18 ans, je suis rentrée au cabaret où mon père est directeur en tant que rôle de caractère et attraction principale en magie. C'est là que j'ai fait mes classes. Mes numéros, je les ai améliorés en écoutant les gens, les retours.»

 

Mon univers : «Le style que je propose est très varié. Je dirais burlesque, poétique, enfantin et très coloré. Je n'ai pas de ligne artistique, j'en ai plusieurs. L'idée, c'est vraiment de faire voyager mon public. Je ne voulais pas monter sur scène et qu'on dise après que j'étais une magicienne qui jouait sur ses atouts de femme. Je me suis creusée la tête pour proposer quelque chose de différent, monter des numéros différents, avec une mise en scène.»

 

Mon titre de vice-championne de France : «Je fais partie de l'équipe de France de magie. Celle-ci regroupe les jeunes magiciens en devenir, qui sont coachés par les meilleurs magiciens de France. On bénéficie de conseils de stars de la magie et en échange, on représente la France dans des concours nationaux et internationaux. Je me suis lancée dans le championnat de France et c'est comme ça que j'ai décroché mon titre.»

 

Abracadabra : «J’ai un numéro qui s’intitule Féerie des étoiles. Je l'ai créé lors d'un voyage en Grèce. Un jour, alors qu'on faisait le tour des îles en bateau, j'ai remarqué un magnifique ciel étoilé. L'idée m'est apparue comme une évidence. Je me suis tout de suite dit que c'est ça : je vais jongler avec les étoiles et jouer avec une lune géante. C'est parti de là. C'est de la magie technologique et j'ai donc monté un numéro avec un écran LED. Puis, j'ai un numéro avec des masques chinois. J'utilise une technique ancestrale en Chine, l'art du Bian Lian. C'est un numéro de performance. Puis, j'ai un numéro avec les ballons, du jamais vu et qui est sorti de mon cerveau.»

 

Maurice et moi : «J'ai été en action pendant les Jeux des îles, à l'hôtel des sportifs. J'ai joué aussi au bowling de Bagatelle pour rencontrer le public mauricien qui est très réceptif. J'ai beaucoup aimé l'expérience. Je souhaite monter un festival de magie et proposer au public mauricien, pendant un week-end, l'art magique, c'est-à-dire de la magie en close-up et surtout sur scène, en emmenant plusieurs magiciens du monde entier à Maurice. Pour cela, il me faut trouver des sponsors car les contacts en ce qui concerne mon art, j'en ai. Je souhaite ainsi proposer un festival entièrement gratuit pour que tout le monde puisse venir et avoir accès à la magie.»