PHOVid : diminutif de photo-vidéo. Rien qui ait trait à un certain virus comme on pourrait le penser. En tout cas, derrière ce nom se cache quelque chose de très innovant : la réalité augmentée (AR en anglais pour Augmented Reality) est maintenant à portée de main avec ce service qui peut s’inclure dans plein de scénarii. C’est tout simple : vous téléchargez l’application (Apple ou Android) PHOVid, vous scannez les QR Codes sur les pages concoctées par l’équipe (comme sur celle-ci) et vous pourrez voir apparaître des vidéos, des animations 3D, voire même des jeux ! Autant dire que les possibilités sont des plus larges, avec tellement de choses sympas à créer dans le monde de la pub, du marketing, pour les articles de journaux et de magazines. Ce concept waouh a été lancé le 23 juillet au Caudan Arts Centre par Blast Burson, qui est partenaire de ce projet d'Art Investio Ltd.

Et derrière Art Investio Ltd, il y a le bouillonnant Régis Lesieur, qui nous parle de son projet très ambitieux, qui a commencé lorsqu’il a... vu le troisième volet des films Harry Potter, Le Prisonnier d’Azkaban, où des photos sont «animées» par la magie : «En 2004, en découvrant Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, j’ai été fasciné par ces photographies qui prenaient vie. Je me suis alors posé une question très simple : “Pourquoi cela n’existe-t-il pas dans la vraie vie ?” Cette idée ne m’a jamais quitté. Pendant plus de 20 ans, j’ai observé l’évolution des smartphones, de la réalité augmentée, de l’intelligence artificielle et de la puissance des appareils mobiles. Je savais qu’un jour toutes les technologies finiraient par converger. Mais mon objectif n’a jamais été de créer simplement des images animées. Je voulais inventer une nouvelle manière de communiquer. Une image ne devait plus seulement montrer quelque chose. Elle devait pouvoir raconter, expliquer, transmettre une émotion, donner des informations ou créer une interaction. C’est cette réflexion qui est devenue PHOvid.»
Nouveau langage visuel
Une enseigne qui brasse large : «Nous pensions, au départ, intéresser principalement le monde de la communication. En réalité, nous avons découvert que PHOvid répondait à des besoins dans presque tous les secteurs. Aujourd’hui, nous échangeons avec des groupes hôteliers, des médias, des maisons d’édition, des agences immobilières, des banques, des musées, des écoles, des collectivités, des industriels, des commerçants et des acteurs du tourisme. C’est là que nous avons compris que PHOvid n’était pas un produit destiné à un secteur en particulier. C’est un nouveau langage visuel capable d’enrichir pratiquement n’importe quel support», poursuit Régis Lesieur. Depuis le lancement, ajoute-t-il, «les rendez-vous se multiplient et plusieurs projets sont déjà en phase de signature. Pour une innovation aussi récente, c’est un signal extrêmement encourageant».

Et Régis Lesieur a de la suite dans les idées pour le futur. «Aujourd’hui, une image PHOvid ouvre principalement une vidéo. Mais ce n’est qu’une première étape. Très bientôt, cette même image pourra faire apparaître un objet en trois dimensions parfaitement intégré à notre environnement. Nous pourrons tourner autour, interagir avec lui, le manipuler, comme s’il faisait réellement partie du monde qui nous entoure. Cette évolution sera portée par les lunettes de réalité augmentée. Aujourd’hui, nous utilisons encore un smartphone comme intermédiaire entre nous et l’expérience. Demain, cet intermédiaire disparaîtra. Il suffira simplement de regarder une image pour que son contenu apparaisse naturellement devant nous. Nous entrons progressivement dans cette nouvelle époque (…) À ce moment-là, la réalité augmentée quittera le domaine de la technologie pour devenir un usage quotidien. Et c’est précisément là que PHOvid prendra toute sa dimension. Notre développement est déjà pensé pour cette évolution.»
De son côté, Aisha Allee, CEO de Blast Burson, nous dit tout le bien qu’elle pense de ce projet AR : «PHOvid permet d’amener de la valeur ajoutée à travers un simple QR Code, on a droit à des vidéos, à un storytelling plus abouti, on peut avoir des vidéos en scannant une bouteille, une étiquette de pâtes, on peut avoir une vidéo de recette, on peut même ajouter du gaming avec (…) Les applications sont multiples, même dans la presse, où on peut avoir accès à des vidéos d’entrevues en scannant un QR Code dans un article écrit (…) Ça paraît extraordinaire mais ça a le mérite d’avoir un effet waouh sur le public.»
Fascinant tout ça ! Si cela vous intéresse, vous savez ce qu'il vous reste à faire...


