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Ces autres partis qui croient en leurs chances

Ils tentent le tout pour le tout ! Alors que le jour du scrutin, le 7 novembre, approche à grands pas, ceux engagés dans la course pour les législatives 2019 utilisent leurs dernières armes avec, comme ultime but, de rallier le maximum de monde à leurs causes. Mêmes s’ils n’ont pas les mêmes moyens que les grands blocs, ces autres partis entament cette dernière ligne droite avec sérénité, avec les moyens du bord, pour essayer de convaincre le plus grand nombre de personnes. Face aux gros partis, comment mesurent-ils leur chance aux prochaines élections ? Réponses de ceux concernés...

Patrick Belcourt, Nou Repiblik

 

 

«Nous pensons avoir nos chances car nous venons avec une approche différente. Nous plaçons les citoyens au cœur de toutes nos préoccupations. Nous proposons une nouvelle façon de faire et misons sur la proximité et l’écoute. Quand il y a des électeurs qui nous invitent chez eux pour qu’on vienne parler à leurs proches, c’est un signe que les gens sont dans l’attente de quelque chose de nouveau. Quand on va à une réunion où au départ on attendait 10 personnes et qu’on se retrouve à parler devant une quarantaine de personnes, c’est qu’il y a quelque chose qui est en train de se passer. Pour nous, ce sont des signes qui ne trompent pas et qui nous font dire que nous avons nos chances.»

 

Bio express : «Je suis le troisième d’une famille de cinq enfants. Mon père était armurier et ma mère, femme au foyer. J’ai grandi à Camp-Levieux où se trouve toujours la maison familiale. J’ai fréquenté l’école primaire Notre Dame de Lourdes et le collège St Mary’s. J’ai 44 ans.»

 

Eric Guimbeau, Mouvement mauricien social démocrate (MMSD)

 

 

«Pour moi, être député, c’est être à l’écoute de l’électorat et c’est ce que j’ai toujours prôné. Ces dernières années, les habitants de la circonscription n° 17 (Curepipe-Midlands) n’ont pas vu leurs députés et c’est pour cela qu’ils m’ont demandé de revenir. Cela fait 23 ans que je fais du terrain et j’ai toujours mis les valeurs comme l’honnêteté, l’intégrité et l’écoute en avant. Pour cette raison, je pense que j’ai mes chances de gagner.»

 

Bio express : «J’ai 59 ans et j’ai été député pendant 15 ans. C’est toujours un plaisir d’aller à la rencontre des mandants.»

 

Kamlesh Seechurn, Reform Party

 

 

«Je ne pense pas qu’il y ait de gros partis à Maurice. Il n’y a qu’un seul gros parti dans le pays : la population. C’est le peuple qui décide qui va diriger le pays. Nous entamons les derniers jours de la campagne électorale et depuis le début, nous constatons les dépenses des gros blocs quant aux oriflammes et affiches. Ils sont au pouvoir depuis des années et peuvent se permettre de mettre de l’argent dans de telles choses. Or, pendant cette campagne, en sillonnant les circonscriptions, nous avons constaté la souffrance de Mauriciens qui vivent dans des situations difficiles. La chance de mon parti, c’est que nous ne traînons aucune casserole. Nos mains sont propres. Nous croyons en nos chances. Comme mon leader Roshi Bhadain l’a souligné, il n’y aura pas de majorité mais une minorité forte.»

 

Bio express : «J’ai 43 ans et je suis directeur d’opération dans une compagnie privée. C’est ma première participation à des élections et je suis impressionné par l’accueil des Mauriciens qui veulent qu’on les écoute.»

 

 

Karen Saramandif, Parti Kreol Morisien (PKM)

 

 

«Je suis dans un parti qui compte 47 membres dont 18 femmes. J’assure la fonction de Deputy Leader, c’est vous dire l’importance que le parti accorde aux femmes. Puis, nos membres connaissent tous la réalité des ti dimounn. Nous sommes un parti qui est proche des gens qui vivent des difficultés et notre mission, c’est de travailler pour eux. C’est faux de penser que nous sommes un parti communal parce que ça s’appelle Parti Kreol Morisien. Nous œuvrons pour les ti dimounn. Nous comprenons la misère, nous comprenons la souffrance et durant la campagne électorale, les Mauriciens ont compris cela. C’est pour ces raisons que nous pensons que nous avons nos chances dans ces élections.»

 

Bio express : «J’ai 30 ans et c’est ma première participation à des élections. J’aime beaucoup le contact avec les gens et l’accueil que nous recevons.»

 

 

Irfaan Muhmmad Bissessur, Front Solidarite Morisien (FSM)

 

 

«On croit en nos chances dans ces élections parce que nous sommes sur le terrain ; nous allons à la rencontre des gens et nous connaissons leurs attentes. Dans ces élections, le FSM est comme une balance et il représente une sécurité pour la population.»

 

Bio express : «J’ai 32 ans et je suis businessman. C’est ma première fois en tant que candidat à des élections et j’assure aussi le rôle de secrétaire général pour mon parti.»

 

Didier Picon, 100% Citoyens

 

 

«En ce moment, le feedback que nous recevons sur le terrain, c’est que les gens ont un sentiment de ras-le-bol. Ils en ont marre du système et sont exaspérés qu’il n’y ait que deux partis qui soient toujours au pouvoir. Ils veulent du changement, de l’engagement et de l’honnêteté, et notre parti incarne tout cela. Et le feedback qu’on a sur le terrain est très positif pour nous. C’est pour cela que nous croyons en nos chances.»

 

Bio express : «J’ai 45 ans et je suis juriste de formation. C’est ma première participation à des élections générales. C’est pour moi une expérience très enrichissante parce que cela me permet d’être en contact avec les gens et de les comprendre.»

 

Georges Clément Herchenroder, Lalit

 

 

«Nous croyons en nos chances dans ces élections car nous sommes un parti qui milite pour la démocratie. Nous sommes aussi un parti qui a un programme et qui ne trempe pas dans les scandales comme ces gros partis qui en ont plein à leur actif. Nous voulons notamment venir avec une mesure qui permettra la révocation d’un député s’il fait mal son travail. Les Mauriciens ont besoin d’élus qui travaillent pour eux, pas de ceux qui ne pensent qu’à s’amuser. Nous avons un parti qui a une philosophie et les membres épousent parfaitement cette philosophie. Or, ces derniers temps, nous avons vu des personnes déçues de ne pas avoir eu de tickets se tourner vers d’autres partis. Ce n’est pas comme ça qu’on fait de la politique à Lalit.»

 

Bio express : «J’ai 68 ans et je suis un chauffeur de camion de la municipalité à la retraite. C’est ma deuxième participation à des élections et je suis très heureux de le faire sous les couleurs de Lalit qui est pour le partage.»

 


 

Mosajee Dawood Atchia, un candidat indépendant dans la course

 

 

Qui suis-je ?

 

Je m’appelle Mosajee Dawood Atchia et on me connaît davantage sous le nom d’«Antiquité». J’ai 73 ans et je suis père de deux enfants.

 

Pourquoi je me présente comme candidat aux prochaines élections ?

 

Je suis candidat à ces élections parce que j’aime mon pays et j’aime les Mauriciens.

 

Comment menez-vous votre campagne ?

 

Je fais une campagne propre, sans affiches, sans drapeaux, sans plastique, sans chiffons, pour ne pas polluer l’environnement. Je vais aussi à la rencontre des Mauriciens. 

 

Que proposez-vous à l’électorat ?

 

Je propose plusieurs mesures, notamment de revoir le système du transport gratuit pour les personnes âgées parce que les autobus ne s’arrêtent pas aux arrêts pour les récupérer. Je milite aussi pour que les prix des trajets dans le bus soient affichés et je prône aussi un système de nettoyage des drains plus fréquent, entre autres. J’ai élaboré des petites mesures simples qui touchent tout le monde.